[ LONG decryptage ]
Ce
fameux « débat » du 2 mai où Sarkolepen devrait écrabouiller
le Hollande…
Du moins c’est ce qui se fanfaronnait en coulisses à l’Elysée.
Et c’est le fantasme que relayait la gent UMPFN :-D
Ce matin
du 3 mai, nul besoin de faire un dessin.
Même si l’état-major UMPFN tente de sauver la face et de faire « comme
si » : non
seulement on n’a pas eu droit à la dérouillée annoncée en coulisses concernant
ce « nul de Hollande », mais par surcroît c’est même
plutôt le SarkoLepen qui s’est fait poudrer, enrhumer et parfois même un peu
marcher sur la tête. De l’avis
général et de l’avis des observateurs-commentateurs (…), notamment à
l’étranger.
Ce qui
est le plus marquant, s’il fallait tirer la substance moelle de ces festivités
télévisonnesques, c’est que Sarkolepen est resté sur la défensive, pour ainsi dire du début à la fin.
Hormis les 20 premières minutes où il a déroulé son rouleau-compresseur
habituel (essentiellement basé sur l’invective et sur l’air du « Mouâââ
je suis plus compétent, mouâââ j’ai la carrure, mouâââ j’ai l’expérience »).
Histoire, en filigrane, de tenter de faire passer son interlocuteur pour une
truffe et un charlot.
Seulement
voilà : au fur et à mesure que les minutes se
sont égrénées, c’est bien son interlocuteur (le soit disant « mou »,
le soit disant « Flanby ») qui a pris la direction des débats
et qui s’est imposé.
Et c’est bien lui qui a fini par lui marcher sur la tête. N’en déplaise aux augustes lieutenants de
l’UMPFN, les « Morano », « Lefèbvre »,
« Bertrand », « Longuet-qui-veut-ouvertement-s’acoquiner-au-clan-lepen »
et autre petit « Douillet ».
Cette
trajectoire de « rapports de force » au fil du débat est
d’autant plus frustrante pour Sarkolepen et sa clique que le spectateur
retiendra surtout le milieu et la fin de ces festivités, le tout début passant
souvent et plus ou moins à la trappe (c’est humain).
De
facto, Sarkolepen n’aura même pas pu charger Hollande sur son programme, ou
bien peu : Hollande ne lui
en aura pas même laissé le temps.
Contre-vérités
et gros bobards : un bonimenteur Elyséen
fidèle à lui-même
Comme à son habitude, le
bonimenteur de l’Elysée aura lourdement sévi, au rayon « tentatives d’intox ». Comme le dit l'économiste Thomas Piketty
ce jeudi : on a vu un Sarko sur la défensive et qui en réalité n'assume pas du tout son bilan
(d'où le florilège de bobards auxquels on a pu avoir droit).
Petit florilège - juste quelques exemples,
parmi d’autres :
- le nombre de chômeurs qui
aurait cru de + 400.000 de 2007 à fin
2011. Une vision évidemment folklorique au plan de
la statistique. En effet, les chiffres du BIT derrière
lesquels sarkolepen s’est carapaté pour les besoins de sa démonstration n’ont nullement
vocation à mesurer le chômage en niveau.
Les
méthodes utilisées par le BIT ont vocation à permettre une comparaison de pays
à pays en évolution, et ne constitue aucun thermomètre tangible pour
l’évaluation de nombre réel de demandeurs d’emploi en niveau dans l’hexagone. La preuve : depuis 10 ans que
Sarkolepen est aux manettes, pas une seule fois cette source BIT n’a été
utilisée une seule fois. Sarkolepen nous sort ça de son chapeau 3 jours
avant le second tout, mais personne n’est dupe.
En France, ce sont les chiffres du Pôle Emploi qui font référence,
sachant que ces chiffres sont déjà loin d’être parfaits et qu’ils reposent
parfois sur des entourloupettes statistiques qui ne sont guère avouables (…)
Selon cette source-là, donc (c’est à dire… selon les sources du ministère de
l’Emploi dont Sarkozy est lui-même responsable ( !!!) : +
900.000 de début 2007 à fin 2011, soit un niveau d’augmentation bien plus
proche de ce que dit le Hollande (1 million) que Sarkolepen quand il cherche à
nous bourrer le mou avec ses « +400.000 ».
- son histoire assez pathétique sur les centres de
rétention : son histoire de « lettre » et la
façon qu’il a d’extraire une unique phrase de son contexte est évidemment une
nouvelle boule puante, une nouvelle
tentative tout aussi pathétique que cette frénésie à parler de « DSK »,
depuis une bonne semaine maintenant. Il faut savoir que le président de France
Terre d’Asile a fait ce matin du 3 une déclaration comme quoi il n’a jamais
reçu de « lettre » où le Hollande prônerait la « suppression
des centres de rétention ». Et de qualifier la chose de « manipulation »
(sic)
- les chiffres de Sarkolepen sur la
croissance de la France Vs International.
Certes, la France ne se situe pas parmi les pays « les plus pires »
en la matière (cause principale :
le rôle bien connu d’amortisseur de la crise du système de protection
social à la Française, en dépit de la façon dont il est attaqué depuis X années
maintenant). Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pourle savoir, n’importe
quel étudiant en première année
d’Economie le sait pertinemment.
De là à dire que seule la France n’a pas connu de récession depuis 2009, c’est
évidemment là aussi de l’intox, le Hollande s’étant chargé de lui rappeler les
seuls cas des US et de l’Allemagne, dont le taux de croissance du PIB st supérieur
depuis 3 ans au taux de croissance hexagonal.
- les bourres racontées par
Sarkolepen en matière de pauvreté et d’inégalités : « Vous voulez moins de riches, moi je
veux moins de pauvres » (sic). Au-delà de l’effet à la volée
produit par un tel effet de manche, cette formule est plus que péremptoire à
l’épreuve des faits. Elle est même carrément grotesque.
Sarkolepen est au pouvoir depuis 10 ans.
En dix ans, le nombre de français sous le seuil de pauvreté au sens du
BIT (puisque Monsieur Sarkozy a jugé opportun de citer le BIT – de façon très
spécieuse – au sujet du chômage) est passé de 480.000 en 2002 à 810.000 en
2012 !

Encore plus fort : fin 2006,
Sarkolepen avait fait une déclaration de pré-campagne où il se permettait la phrase suivante, restée dans les annales (on trouve facilement la vidéo sur la
Toile) : « Si je suis élu président de la République, je veux que
dans deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir contre sa
volonté » (dixit).
Résultat
des courses :
de 2007 à fin 2011, le nombre de
sans-abris a augmenté… de + 45%.
Sur ce point précis, le Hollande aurait donc pu lui répondre de façon autrement
plus percutante que ce qu’il a fait. Il y avait largement matière (…). Sans même parler du rapport que pond l’INSEE
sur l’évolution des inégalités de revenu et de patrimoine, année après année…
et qui attestent clairement d’un renforcement de ces inégalités depuis bientôt
dix ans maintenant(…)
-
les chiffres sur la dette
Sarkolepen fait mine de pouvoir se la péter
par rapport aux autre pays.
Et de citer en boucle les paroxismes que constituent en la matière les cas de
la Grèce et de l’Espagne.
En fait, la dette de la France a augmenté depuis 10 ans un peu plus que la
moyenne des autres pays occidentaux.
Elle a été multipliée par deux, depuis 2002 que Sarkolepen est aux
manettes : de 900 milliards en 2002 à 1800 milliards d’auros fin
2011.
De toute façon, pour ce qui est des chiffres en
général :
pour de nombreux obstervateurs et notamment à l’étranger, il est
dorénavant de notoriété quasi publique que Sarkolepen s’octroient de « très
grandes largesses », dès lors qu’il s’agit de chiffrer les choses. Il s’octroie avec les chiffres des «
libertés » comme aucun autre président avant lui ne se les étaient
octroyées (Chirac compris).
- le
commerce extérieur du temps de Jospin.
En
2000, 2001 et 2002, la balance commerciale Française était excédentaire , au
niveau de celui de l'Allemagne. Aujourd'hui,
la France connait son plus fort déficit commercial depuis... la fin de la seconde
guerre mondiale. Et ce serait la faute aux 35 heures, qui ont
été mises en place avant 2000 ?
- la négation
mordicus des cadeaux faits
aux riches : la France est
le seul pays en Europe à avoir allégé la fiscalité des très hauts patrimoines
en pleine crise des finances publiques !
-
la fiscalité sur le patrimoine
Contrairement à ce que raconte Sarko, la France n'est pas du tout le seul pays de
l'UE à avoir un impôt sur la détention de patrimoine. Beaucoup d'autres pays
ont, par exemple, une fiscalité bien plus haute que la nôtre sur le foncier !
- au
sujet de l’ISF
En allégeant très fortement l'ISF, Sarko a sucré purement et simplement la
progressivité et le caractère distributif de cet impôt dit "de solidarité". Reste donc le croque-Monsieur, mais sans la
tranche de jambon dedans. En dépit des
dénégations ridicules de Sarko, il
s'agit donc bien, là aussi, d'un cadeau fait aux plus riches. Hollande promet de le rétablir dans son barème d'origine. En termes de justices
fiscale et sociale, c'est évidemment une bonne chose.
Les
assertions proférées sur les intentions du Hollande
Même si
Hollande ne lui a pas trop laissé le temps de se répandre sur son programme, Sarkolepen s’est livré une fois de plus aux
classiques manœuvres d’intox et de caricature auxquelles on a droit depuis des
semaines en provenance de la meute UMPFN. Et notamment depuis début
janvier, date à laquelle le Hollande a pondu un programme (on attend toujours
celui de Sarko).
Un bon exemple : le nucléaire. A partir de l’arrêt d’une seule centrale
d’ici 2017, le Sarkolepen cherche à faire gober à des millions de gens qu’il
serait question « d’arrêter » le nucléaire !
Du Grand Art.
En réalité, le Hollande prône la réduction de la part du nucléaire de 75% à 50%
dans notre consommation d’électricité… dans les 25 ans qui
viennent ! Soit évidemment (malheureusement ?) une
diminution nettement plus lente que dans des pays tels l’Allemagne et le Japon.
Sans même parler de pays où il n’y a pas du tout de production nucléaire,
comme par exemple l’Italie (dont la balance commerciale est pourtant
équilibrée, on ne le dit pas assez souvent).

Italie (entre autre) à laquelle on revend une partie de
l’électricité qu’on produit avec nos réacteurs souvent vieux de trente ans
d’âge. Autrement dit : non seulement la France est la poubelle de
l’Europe en matière de retraitement des déchets nucléaires (cf. La Hague),
mais par surcroît on produit du nucléaire pour d’autres pays européens. Là, je trouve que c’est un point sur lequel
Hollande n’a pas assez le courage d’insister.
Bref : on a ici à faire à une réduction « Hollandaise »
du nucléaire qui se fera (ferait ?) à dose grandement homéopathique, c’est
même le moins qu’on puisse dire !
Ce n’est pas avec ça qu’on sera sous le « joug » de ces
sales intégristes rétrogrades Verts et d’Europe Ecologie que
Sarkolepen cherche à nous vendre tels une meute sous le diktat duquel serait
désormais soumis la population Française, si d’aventure il venait à
gicler de l’Elysée ! Le problème qui
risque même de se poser pour Hollande, c’est d’avoir à gérer une telle lenteur…
avec les Verts et même avec une certaine partie de la gauche (…)
Autre exemple d’intox caractérisée sauce Sarkolepen : alléguer que le Hollande s’orienterait
voudrait une embauche « massive » dans la fonction publique.
Alors que c’est tout le contraire qui est annoncé (au pire une stabilisation
des effectifs). Tout ça au
prétexte que le Hollande annonce, en effet, l’accroissement des effectifs (+ 60.000)
dans l’Education Nationale, là où Sarkolepen a supprimé 70.000 postes en 5 ans.
Là non plus, le Hollande n’a sans doute pas
répondu de la manière la plus percutante qui soit : par exemple il
aurait pu rappeler clairement qu’il prône le non remplacement (en moyenne i.e
partout, c’est aussi ça qui fait une grosse différence) d’un départ à la retraite sur trois – contre
deux actuellement, de façon complètement aveugle c’est à dire dans tous les
secteurs et sans aucun discernement…
« Mensonges
et calomnies » (!!??) : môôôôssieur
Sarkolepen se pose en « victime »
Le
pompon, c’est que Sarkolepen s’est permis de rabâcher une bonne dizaine
de fois ses prétendues fixettes de « mensonges »
et même de « calomnie » ( !!!), alors même que c’est
sa marque de fabrique à lui, depuis des années et plus encore durant
cette campagne (phénomène encore accentué par ses manœuvres desespérées
visant à cavaler derrière le F’ Haine).
Hormis
les journalistes du Figaro (« La Pravda de l’Elysée ») et de
TF1 (TV-Bouygues, « la Voix de son Maître »), tout le monde le dit. Y compris à l‘étranger…
Le plus
cocasse, c’est en effet quand Sarkolepen a cherché à se faire passer
pour « victime », alors que c’est lui qui depuis 5 ans
agresse, invective, clive, monte les uns les contre les autres,
stigmatise, continue d’œuvrer en coulisses pour son clan UMP et
dévalorise par là-même l’image de la fonction présidentielle (le mémorable
« Casse-toi pôv’ con »
du Salon de l’Agriculture n’en étant que la plus épique illustration). A force de procéder de la sorte, il finit par prendre son cas pour une généralité...
Là,
le Hollande ne l’a pas loupé au virage : « Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal
à passer pour une victime ». Excellent. Nul doute qu’à ce moment précis des millions
de téléspectateurs auront bien rigolé…
Face aux manœuvres parfois bien peu reluisantes du Sarkolepen (voir le chapitre
suivant, au rayon « le Bite-sur-Pattes de Sarcelles et de
la Place des Vosges réunis »),
force est de reconnaître au moins ce mérite au Hollande : il
a quand même su garder un peu de hauteur.
Il s’est assez bien gardé de toute attaque sujette à caution. Au risque, à mon sens en tous cas, de se
brider un peu trop.
D’aucuns penseront même, dans son propre camp, qu’il a parfois été
bien bon avec Sarkolepen dans la mesure où il lui a épargné des choses quand
même très très « gênantes » :
- l’affaire Karachie-dans-la-Colle, - l’affaire Woerth-Bétancourt (même si
le nom de Bétancourt a été cité),
- l’affaire des sondages de l’Elysées
qui a tout récemment refait surface,
- l’affaire « Kadhafou »
lié au financement de sa campagne 2007,
- sa subite volte-face sur la scène Européenne
avec ses récentes inepties populistes sur les accords de Schengen (une grosse
gâterie parmi d’autres faite au clan Lepenis),
- sa volte-face en quelques jours
sur la brillante polémique ©F’ Haine/Lepénis sur la viande Hallal,
etc. etc. on en passe et des meilleures.
Toutes choses et toutes affaires qui sont étroitement liées au mode de
« gouvernance » à la sauce sarkoziste.
Dans un autre registre : c'est également dommage que Hollande n'ait
pas explicité davantage de quelle manière et à quel point Sarko a attisé les
conflits de toutes sortes pour monter les Français les uns contre les autres. Y
compris les bons chiens contre les mauvais chiens
, y compris les caniches contre
les pittbulls.
Encore dans un autre registre : on aurait pu aussi rappeler
qu’en 2008, juste avant le
crach financier, Sarkolepen voulait nous imposer les subprimes...
Les
histoires de « Bite-sur-Pattes »
ou le niveau des « égouts » en matière de politique
politicienne
Comme on pouvait s’y attendre, Sarkolepen n’a pu résister au procédé compulsif visant à s’abaisser au
niveau des égouts de la politique politicienne en prononçant d’un air entendu et
donneur de leçons le mot de « Strauss-Kahn »… Depuis que la droite a compris qu’elle allait prendre une bonne veste,
c’est devenu un sujet très « tendance » au sein de l’état
major UMPFN. Pour ne pas dire un
leitmotiv et une fixette.
Depuis une bonne semaine, certains dont SarkoLepen lui-même n’ont plus que
ça à la bouche : les aventures New-Yorkaises de « Bite-sur-Pattes ». Lesquelles aventures n’ont pourtant et bien
évidemment strictement rien à voir (doux euphémisme) ni avec la
gouvernance de la France, ni avec le programme des socialos et encore
moins avec les problèmes qui aujourd’hui se posent dans ce pays. A ce stade, c’est vraiment dans la série : « On fait ce
qu’on peut »…
Parenthèse : à ma
connaissance, personne à gauche
n’a même répondu à ces histoires assez minables en évoquant les aventures judiciaires du
dénommé George Tronc, du temps (tout récent) où il était ministre
de Sarkolepen (…)
Rien que ce sketche « Bite-sur-pattes » prouve à quel point Sarkolepen et sa bande
sont prêts à tout et sont prêts à s’abaisser au troisième sous-sol, dès
lors qu’il sont aux abois et dès lors qu’il leur faut sauver leur peau - immunité
présidentielle de Sarkolepen comprise (…)
Pétages de plomb et gesticulations
Le fait
est que Sarkolepen a quand même pété les plombs à plusieurs reprises, en deux
heures 50.
Le meilleur exemple, c’est quand Hollande lui parle de moralisation de la
vie politique et de sa nomination par copinage de nombreux potes à
lui, qui en tant que procureur, qui en tant que préfet, qui
en tant que patron de telle ou telle banque, qui en tant que chef de
l’audio-visuel public etc. etc. etc…
Après avoir tenter de se défausser en évoquant ses brillants faits d’arme du
genre « nomination du socialo
Migaud à la Cour des Comptes »
(qui lui sert de pseudo-alibi depuis des mois) et autre « manœuvres
ministérielles d’ouverture » (manœuvres visant surtout à diviser le
camp d’en face), Sarkolepen se lâche et
lâche enfin cet épique et lamentable : « Vous êtes un petit
calomniateur » (sic).
Les gens attachés à l’image de la fonction présidentielle apprécieront. Sachant qu’on est désormais habitué à ce
genre d’incontinence verbale chez ce « président » de plus en
plus « sortant ».
Au
final, de Sarkolepen on retiendra surtout qu’acculé comme il l’était, il a
brandit une bonne quinzaine de fois les mots de « mensonge »,
« menteur », « calomnie » et même « calomniateur »,
ce qui dans son cas ne manque pas de piment dans la mesure où il restera dans
la (petite) histoire de France comme le plus grand bonimenteur de tous les
présidents de la V-ième république (…) A force de s’exciter comme ça, j’ai
presque vu le coup qu’il allait lui balancer : « Casse-toi
pôv’ con »…
Tourné en bourrique par l’humour du Hollande et bien en mal de pouvoir en faire
autant, Sarkolepen a fini par
péter à nouveau un câble en assénant : « Ce n’est pas le
concours de la petite blague ».
Comme s’il pouvait faire la morale en matière de « petites blagues »,
alors que son pote de 35 ans, Hortefeux-au-cul, a été condamné en première
instance pour « petite blague raciste » (en tant que ministre
d’Etat, une première sous la V-ième République - du jamais vu).
Ces impressions n’auront sans
doute été que renforcés par l’attitude « physique » et « corporelle » des deux protagonistes (c’est con à dire,
mais sur la lucarne à blaireau ça a aussi son importance) : d’un côté un Hollande plutôt assez posé ; de l’autre un Sarkolepen sans cesse en train
de gigoter et de dodeliner de la tête et des épaules, un peu dans tous les sens.
Toujours
en train de froncer des sourcils (
signe
d'agressivité), parfois en train de
montrer son contradicteur du doigt (
un peu menaçant quand même) et de
réajuster sa veste (
un peu comme celui
qui a envie d’en découdre).
Face aux manœuvres de Sarko…
… un grand mérite de Hollande dans ce débat a été de ne pas traiter Sarko comme
un voyou. D'autant plus que c’est ce qui s’est produit en sens inverse (à de
multiples reprises), c’est-à-dire qu’à plusieurs reprises le Sarko s’est bel et
bien comporté comme une sorte de «
racaille »
(pour reprendre sa sémantique de 2007/2008) (...)
C'est
évidemment cette attitude à la fois policée, politique au vrai sens du terme et
non "moralisatrice dans le mauvais
sens du terme" qu'on est donc en droit d'attendre de lui, une fois
qu'il nous aura débarrassé du Sarko de Neuilly. Ça ne sera pas du luxe : ça va nous changer !!
Sarkozy ou « la
machine à remonter le temps »
Autre symptôme de l’impuissance de Sarkolepen à se dépatouiller de son bilan : son irrépressible besoin de faire diversion
en remontant de façon quasi-névrotique aux années Jospin (15 ans d’âge) et
(encore plus fort, et toujours sans filet !) aux années Mitterrand. Avec
Sarko, par moment ce n’était plus « la politique au présent » :
c’était de l’histoire politique au passé, et qui plus est à sa sauce.
Tout ça alors qu'il
est au pouvoir depuis plus de 10 ans
.
Ça constitue quand même un sacré fouttage de gueule ! Il est gonflé à l'hélium, le Sarko !
Un peu comme quand il ose citer devant Hollande un «
Jacques Delors », en matière de construction Européenne ! ! Il manque
pas d'air ! Car s'il fallait désigner un
successeur de Delors au sein des socialos... ce serait justement le Hollande !
Pas
de bol là non plus : Hollande n’a pas trop prêté
le flanc à ce genre de manœuvres, prenant même un malin plaisir à exiger
de lui une réponse sur son cas à lui, et non pas sur tel ou tel personnage
de l’histoire politique Française plus ou moins contemporaine.
Au chapitre des « petites phrases » qui resteront dans les annales
(ndlr - il en faut toujours, spectacle médiatico-politique sur la
lucarne à blaireau oblige !)
Au
final, le Hollande est nettement devant. Sur ce coup-là il me semble qu’il n’y
a pas « photo » :
« Monsieur
Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime ».
« Quoi qu’il se passe, quoi qu’il arrive, vous êtes content ».
Ou encore cette réponse assez caustique, quand il réplique aux triviales
assertions de « mensonges » qui suivent juste dans la
foulée : « Ah bon… alors j’ai dû me tromper, je vous présente mes excuses : vous êtes " mécontent "
de vous ».
Sans
parler, bien entendu, de la longue (trop longue) tirade sur la moralisation de la fonction
présidentielle, quand le Hollande enquille sur les multiples et successifs : « En tant que président de la
république… etc. etc…».
Tirade qui elle aussi restera dans les esprits, à commencer dans celui
de Sarkolepen lui-même (il n’est sans doute pas prêt de s’en remettre).
Que cette tirade-là reste dans les
annales, c’est une très bonne chose pour la prétendue « démocratie »
Française, dans la mesure où ça revient à lui mettre le nez dans son propre
caca, pour ce qui est de ses modes de « gouvernance » : partiaux, claniques et magouillards (…)
Après quoi, il y avait certaines phrases chez Hollande qui étaient sans doute
préparées (typiquement : sa trop longue tirade « En tant que
président de la République »).
L’une de ces phrases "préparées" aura sans doute fait mouche. C’est quand il lui
balance : « Moi je
protège les enfants de la République, vous vous protégez les riches » (référence faite aux investissements humains
qui sont dans les tuyaux pour l’Education Nationale Vs
les cadeaux fiscaux faits aux plus riches depuis des années).
Alors finalement, ce Hollande…
vraiment « un mou » ? (question à poser à Sarko et à ses potes)
En vue
du second tour de dimanche, on touche là sans doute au point le plus pénalisant
pour Sarkolepen et pour l’UMPFN (pour ce qui est de ce débat-TV). Depuis
des semaines, une bonne partie de leurs efforts visent à faire passer de
façon assez besogneuse le Hollande pour
un « mou », pour un « indécis », pour un
« incapable » et pour un « incompétent ». Depuis des mois, dans le giron de Sarko, ce Hollande est appelé « Flanby ».
Pas de bol,
à l’issue de ce débat-TV : Monsieur Sarkozy est le premier homme au
monde à se casser les dents sur un Flanby… Et Sarko passe un peu pour le nain, dans
l’affaire.
Ce
qu’une bonne partie de l’opinion retiendra et de ces festivités
politico-médiatiques (le « débat »), en fait c’est que le Hollande ne s’en est
pas laissé compter et que Sarkolepen a souvent été au taquet.
On annonçait un Hollande sur la défensive, uniquement là pour « gérer »
son capital sondagier, sans aucune prise de risque. Mauvaise pioche :
c’est lui au contraire qui a le plus souvent attaqué et c’est lui au contraire
qui, les trois quarts du temps, a mené les débats. Il ne l'a pour ainsi dire pas lâché, en le ramenant sans cesse sur son bilan.
Avant
le débat : c’était déjà pas
brillant. Alors après le débat…
… bin c’est encore moins brillant.
Sarkolepen
et son état-major comptaient soit disant sur ce débat pour se refaire une santé
et pour refaire leur retard du moment : avant le débat, sa situation n’était déjà pas
bien brillante.
A mon avis, ce n’est pas après ce débat que leurs affaires se sont arrangées.
Dans le meilleur des cas (pour Sarkolepen), il aura fait simplement « match
nul » (comme c’est souvent le cas dans ce genre de joute d’entre deux
tours). Et dans le pire des cas (toujours pour lui - et selon moi chose
plus probable), il risque de se manger un peu plus de retard encore.
Je ne suis évidemment pas objectif. Mais très franchement c’est l’impression que ça me fait.
Et je suis loin d’être le seul, si l’on en juge par les commentaires qui sont
faits plus ou moins en filigrane depuis hier au soir - un peu de tous les côtés.
Des signes « après débat » sans doute assez symptomatiques
Il y a
des signes collatéraux qui selon moi ne trompent pas.
Hier au
soir, sortie du plateau TV : Sarkolepen s’éclipse rapidement. Quasiment
aucune déclaration à la sortie des studios. Il a les traits marqués, un peu
tirés. Le teint pâle et même un peu « cireux » sur les
bords. Il laisse lui-même
entendre qu’il est carbonisé. Et ça se voit.
Pendant
ce temps-là, le Hollande reste plus d’une demi-heure sur place.
Plusieurs interviews, grand sourire. Il balance même en rigolant :
« Non, je ne suis pas fatigué, on pourrait encore continuer »
(sic).
Ce
matin : Sarkolepen plutôt défait, regardez la tronche
qu’il avait sur RTL.
Alors bien sûr, ce matin les majordomes de l’UMPFN tentent de faire « comme si ».
Pas question de ne pas sauver les apparences.
Mais en réalité personne n’est dupe : après tout ce qu’on a entendu durant cette campagne
qu’on annonçait merdique et qui l’a été encore plus que prévu, tout ça est forcément assez pathétique.
A chacun
de penser ce qu’il veut de ces petits « détails »
d’après-débat.
Pour ma part : je pense que la messe est dite. Et même un peu plus encore qu’avant le
fameux « TV-débat ».
Les
toutes premières enquêtes « TV » (chaînes d’info en continu) de
ce 3/5 ne font apparemment que corroborer la chose, qui ont demandé aux
personnes interrogées qui a été le plus convainquant lors du débat d’hier
soir. Par exemple :
- BFM TV : 59% pour FH contre 41% pour Sarko
- iTélé : 57% pour FH contre 43% pour Sarko
Le sondage Ifop qui est tombé jeudi soir : 44% des personnes interrogées ont trouvé Hollande plus convainquant. 36% Sarko (10% ni l'un ni l'autre).
En clair : ça sentait déjà le roussi à l’UMPFN. Ça sent à présent carrément le carbone.

Illustration prémonitoire ( ?) : ce matin du 3/5 sur RTL, SarkoLepen a
brièvement évoqué l’après élection. Il a parlé (dixit) « d’une autre
vie ».
Tout en faisant semblant de pouvoir fantasmer sur l’élection soit disant « la
plus serrée qu’il y ait jamais eue » (sic).
Ce laïus de circonstance ne tient pas seulement de la méthode Coué : il tient aussi du délire.
On n’imagine pas ce scrutin aussi serré, par exemple, que les deux duels
VGE/Mitterrand de 1974 et 1981.
Monsieur Sarkozy fait mine de pouvoir se faire des films. Il fait semblant de ne pas connaître
l’histoire des élections présidentielles sous la V-ième République ! Après avoir giclé de l’Elysée, il aura le
temps de s’offrir un petit stage à Sciences-Po (par exemple) pour faire
quelques petites révisions… En
réalité, il est même assez possible qu’il se prenne la plus grosse taule de
l’histoire des deuxièmes tours à la présidentielle (…)
Ce matin de jeudi, le dernier Conseil des Ministres du quinquennat a duré exactement…
36 minutes. Ils ont déplacé tout ce beau monde ministériel… pour 36 minutes !!! Monsieur Sarkozy en a profité pour se faire applaudir par l’ensemble de ses
ministres.
C’est assez touchant.
Si ça, ça n’est pas le début de la débandade…
Autre chose :Il
y a des gens qui vont voter Hollande avant tout pour dégager le Sarko, ce n'est pas un scoop (vu ce que ce gazier nous fait endurer depuis
des années, c'est humain). Eh bien
parmi ces gens-là, suite à ce débat-TV,
il est pensable que certains d'entre eux votent Hollande aussi un peu pour
voter "Hollande", et pas seulement pour que l'autre
débarrasse le plancher.
Olive M
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PS 1 - ce soir de jeudi, l’ancien premier ministre
de Kadhafi, Baghdadi Ali al-Mahmoudi (actuellement en Tunisie) a fait
savoir par son avocat qu’il confirme l’information selon laquelle Sarko a effectivement
reçu un chèque de la Libye d’un montant de 50 millions d’euros pour le
financement occulte de sa campagne présidentielle 2007. L’étau se « resserre ». Et une fois
qu’il aura perdu son immunité parlementaire, il est possible que Sarko ait à « resserrer » les fesses.
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PS 2 - ce soir de jeudi, Bayrou annonce qu’il votera
Hollande. Du fait de la campagne très « brunâtre » qu’il a menée entre les deux tours, laquelle n’est
pas conforme à la vision qu’il a de la chose Républicaine (pour faire bref).
Décidément pour Sarkolepen : "Sale temps pour les mouches" (vivement pour lui que ça se termine)
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PS 3 - pour les images du défilé citoyen et syndical du premier mai de Denfert à La Bastille, voir les 130 images que j'ai commises en ligne, en allant sur mon répertoire photo
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http://fototime.com/inv/3043CC5912E9A95
Bon visu et FAITES TOURNER CE LIEN !
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PS 4 - dans un tout autre genre : ci-dessous l'image cache-sexe griffé
« François Hollande » de
Frédérique Bel, qui appelle à voter pour lui...
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