OliveM

OliveM
Poil à Gratter pour démanger

dimanche 9 octobre 2011

Quand le Copé raille les primaires socialos... (faute de mieux)

[Diffusion : 50 députés UMP, Elysée, Matignon, journal "Le Bigaro", sites Web UMP divers et variés]




Le 9 octobre au soir sur France 2, on a beaucoup rit en entendant Monsieur Copé tenter de railler la primaire démocratique du PS... faute de mieux !

Qu'il le veuille ou non, ce succès est une bonne nouvelle pour la démocratie de gauche, mais n'est pas une bonne nouvelle pour lui et encore moins pour certains de ses amis. C'est le signe d'une mobilisation de la gauche avant la lettre. Et ce ras-le-bol anti-sarkozy, pour eux, ça n'est pas bon signe. Un clignotant de plus qui pour la Sarkozie, l'UMP et Monsieur Copé s'affiche à l'orange voire au rouge...

L'acharnement besogneux de Monsieur Copé à tenter de nier et de minimiser le succès de cette opération était même assez pathétique : sur les coups de 20h30, il en était encore à parler de "moins de deux millions de votants" (sic), là où il y en a en fait in-fine près de trois millions. Une belle pratique de la LANGUE DE BOIS, en dépit des efforts laborieux de Monsieur Copé sur Internet et en librairie pour tenter de nous faire croire qu'il se prétendrait "anti-langue-de-bois" !!!

En fait le Copé est dans la place : il s'est arrangé pour prendre les manettes de l'UMP. Et dans l'hypothèse assez crédible en l'état d'une défaite en Sarkozie l'an prochain, il entend bien le rester, dans la perspective de 2017.
Il n'est donc pas très étonnant qu'il préfère railler non seulement les primaires socialos, mais, incidemment... le principe même de "primaire" !
Voilà comment un beau parleur se fait in-fine l'âpôtre des méthodes du passé qui passeront très bientôt pour les méthodes poussiéreuses du passé !

Dans la même veine : l'acharnement dérisoire d'un Estrosi (les mâchoires assez crispées devant les journalistes), tentant de présenter ça comme une opération de vote des seuls militants du PS... lesquels sont au plus 150.000 !!!! Ce n'est pas la première fois qu'on entend et qu'on voit cet Estrosi se ridiculiser, mais là, c'est assez carabiné !

Non moins pathétique : les arguties et complaintes du sieur Copé qui ironisait facilement (il fallait s'y attendre !) sur le "battage médiatique" lié à ces primaires, et qui pleurnichait devant les micros en disant qu'il n'est plus "à armes égales" (sic) au sein de son UMP caporalisée par la Sarkozie.

Qu'à cela ne tienne ! Monsieur Copé et son UMP n'avaient qu'à faire aussi une primaire !!! C'est en réalité très simple !!! Pourquoi pas, après tout ? Ça aurait peut-être été l'occasion pour l'UMP de constater que même son propre électorat ne croit plus du tout en un Sarko dont certains disent en coulisses (au sein de l'état-majour UMP) qu'il n'est plus le meilleur candidat pour la droite (dite) "républicaine"... Après tout, on entend beaucoup l'UMP ricaner (ou trenter de ricaner, ou ricaner jaune) sur le % de votants à ces primaires, mais le fait est que 100% des électeurs de droite ne pourront pas choisir leur candidat ! C'est d'abord ça que Messieurs Moscovici et Fabius auraient du balancer dans les dents du Copé de service sur le plateaux de France2 le 9 au soir...

On apprend ce 12 octobre qu'ils sont médiatiquement tellement ulcérés, à l'UMP, qu'ils programment même un "colloque télévisé" pour le mardi 18/10... ayant pour seul thème le "programme du PS". Vérifdique : une "formation politique" qui prend la peine de mettre en place des festivités TV... ayant pour thème exclusif le programme politique de la crèmerie d'en face... alors même que c'est elle qui est aux manettes ! Un comble ! Ça devient vraiment le Théâtre Grand Guignol, là !!!!!

Le seul échappatoire de Copé, c'est celui (faute de mieux) consistant à chercher d'ores et déjà à jouer sur les divisions entre X et Y. C'est sur qu'il faut s'attendre à ce genre de manoeuvre désespérée de la part d'une droite aux abois, surtout si le score du second tour des primaires s'avère serré. C'est ausi pour ça qu'il faut voter "utile" au second tout, après avoir voté "politique" au premier.

Ceci étant, il est certain qu'à l'UMP, on ne fonctionne pas selon ces principes de pluralité : Sarko caporalise, et ça s'arrête là. Heil !!! Pour autant, personne n'est dupe : parmi ces candidats à la primaire socialo, personne n'a quitté le navire comme a pu le faire un certain Borloo au sein de l'UMP. Personne n'est en procès avec quiconque comme c'est le cas d'un Sarko avec un certain De Villepin...

L'insistance obnibulatoire de Monsieur Copé consistant à mettre en exergue le score d'un Montebourg montre aussi à quel point il est à court d'arguments : un Montebourg qui, pour avoir eu le courage de dénoncer avant la lettre les dérapages du clan Guérini à Marseille (et pas seulement), passe désormais pour le Monsieur propre au sein du PS. C'est sur qu'avec toutes les affaires qui éclatent chaque semaine à droite, cela dénote singulièrement avec ce qui se passe en Sarkozie !

Et de nous asséner à 15 reprises que ce ne sont là que 4 ou 5% du corps électoral qui se serait déplacé... Pouf pouf pouf... on pouffe ! Cette "lecture" des choses fait rire n'importe quel politologue à deux balles. Et quand bien même ce serait le cas : le jour où l'UMP et Monsieur Copé seront capables de faire venir voter 2,5 millions de personnes pour soit disant "6% du corps électoral global" pour une primaire, on en rediscutera... Ce n'est pas demain la veille !

Ensuite, cette présentation du sieur Copé est assez grotesque et fait l'impasse de façon très spécieuse sur une chose tout simple : ces primaires ne s'adressent en aucun cas à un autre électorat que celui de gauche et proche du PS.

Elles ne s'adressent nullement à l'ensemble du corps électoral auquel fait mine de pouvoir se référer Monsieur Copé. Elles ne s'adressent même pas à l'ensemble du corps électoral de gauche, l'ensemble de l'extrême gauche et une bonne partie des Verts n'étant pas vraiment d'humeur à venir se "compromettre" dans ce genre de manoeuvres "socialos" :-)

Rappelons que sur un second tour, le corps électoral qui vote "gauche" ou "PS" est de 15 millions, et non de 45 millions !!! Encore faut-il préciser qu'il s'agit là d'un classique second tour, lequel regroupe une base bien plus large que le seul électorat PS et périphériques. En réalité, il vaudrait mieux comparer ce premier tour des primaires... à un premier tour de présidentielles. Et le contingent de votants, c'est alors 9 millions. La proportion des votants du 9 octobre, c'est alors 30%, ce qui devient carrément important pour une première expérience non officielle de "vraie-fausse" élection ! Ce en dépit des vaines tentatives de railleries des droites sarkoziste et zarkoziennes réunies.

Il est donc très spécieux (et même assez mesquin) de citer les chiffres dont use ainsi Monsieur Copé, allant même jusqu'à mettre au dénominateur les abstensionnistes et les bulletins non exprimés ! Copé et ses copains présentent ça avec ces échappatoires de bazar en pensant pouvoir sauver la façade, mais personne de sérieux ne sera dupe !

Ce qui plus largement est cocasse, c'est de le voir s'acharner sur le PS et sur les primaires, au point de ne parler plus que de ça... alors que c'est quand même lui et ses amis qui sont aux manettes depuis des lustres, et que son chef de file élyséen est à 25% d'opinion "favorables" (ou plutôt défavorables !) dans tous les sondages de "popularité" (ou plutôt d'impopularité) ! Un comble ! D'un côté il se plaint d'avoir été mis de côté au plan médiatique depuis 1 mois avec ces primaires, et de l'autre il s'invite sur les plateaux de TV le 9 octobre au soir... pour ne parler que de la dite primaire. Cherchez l'erreur !!!

Dans les temps qui viennent, l'UMP va chercher à faire un écran de fumée avec cette histoire de primaire PS (objet de grande jalousie à droite, en réalité), à se faire passer pour des victimes de l'oubli médiatique (du Grand Art !) et à diviser au sein du PS sous prétexte qu'il y avait 6 candidats sur les rangs. Un écran de fumée qui montre à quel point l'UMP n'est pas même en mesure de défendre son propre "bilan", et pour cause : un "bilan" qui bat des record d'impopularité sous la V-ième République !!!

La vérité, pour ce qui est de ces seules primaires, c'est que la droite en est frustrée et ne supporte pas que ces primaires soient sur le devant de la scène ET soit un succès aussi réel qu'inatendu. Infantile. Mais là aussi : Monsieur Copé n'avait qu'à se cuisiner des primaires, puisqu'il est le "chef" de l'UPM ! Ah-ah-ah-ah-ah-ah !!!!

Ce qui est assez drôlesque, en fait, c'est de voir la droite ricaner sur les divisions mises à jour par les primaires socialos... alors même que la droite est divisée jusqu'à l'existence même des primaires en tant que méthode "démocratique". Le dimanche c'est Copé qui raille et qui dénigre, le lundi c'est Fillon qui dit toute son approbation au principe des primaires (il n'est pas le seul, à droite !), et le mardi c'est Sarko qui les raille et qui les dénigre. Et après ça, les messieurs de droite viennent dispenser de belles leçons de morale en matière d'union et de division !! Un comble ! La gauche socialisante (appelons-la comme ça), elle, est au moins en phase sur le principe et la méthode des "primaires" !!!!

La vérité, c'est que l'UMP a bien les boules : on annonçait ~1 millions de votants à la primaire socialo. Il se disait qu'au-delà du million, ce serait un succès. Résultat des courses : il y a quasi trois millions de votants. Et ça risque de s'élargir encore au second tour... L'insistance assez obsessionnelle et assez incongrue de l'état major UMP, depuis plusieurs mois, à nous caricaturer la chose des primaires comme étant un prétendu (???) dénit potentiel de démocratie n'apparait donc ex-post comme d'autant plus risible...

Alors évidemment, c'est normal que la Sarkozie, le Copé et l'UMP l'aient mauvaise et qu'ils s'excitent. Il est d'ailleurs avéré que Sarko s'est fait communiquer les résultats provisoires de ce premier tour des primaires... alors qu'il était encore dans l'avion en revenant de sa bouffe chez Merkel, à Berlin, le 9 au soir. Le décalge entre cette inquiétude et le mépris affiché par un Copé est quand même assez cocasse.

En outre, les récents commentaires commis par Sarkozy sont assez comiques : ainsi donc, les primaires PS ne seraient pas "conformes à la V-ième République" ni à la "De Gaullie" ! Outre le fait qu'il est assez cocasse de voir Sarko dispenser des leçons surannées de "De Gaullie" avec 40 de retard (chose qui normalement est bien plus dans les cordes de la Balladurie et de la Chiraquie que de la Sarkozie !), il va falloir que sarko nous explique en quoi une primaire serait contraire à tout ça. S'il pouvait développer un peu, plutôt que de simplement pratiquer les effets de manche, comme à son, habitude...

Il est assez amusant de voir ainsi un Sarkozy se référer à l'esprit Gaulliste, lui qui est l'artisan de cette détérioration gesticulatoire et bling-bling de l'image de la fonction présidentielle à laquelle on assiste depuis 2007... En outre, à l'entendre, il faut en conclure que la méthode de la primaire ne sera jamais adoptée par l'UMP et par la droite... ce qui est contraire à bon nombre d'avis émis à droite même depuis que la primaire PS est sur les rails. Il est clair qu'un Sarkozy a intérêt à dénigrer la notion de "primaires", étant donné que si des primaires avaient lieu à droite, sa désignation comme candidat pour 2012 serait loin d'être acquise !

En fait pour ce qui est de l'UMP... on rediscutera de tout ça en 2016, quand même les clients des Copé/sarkozy/Pécresse etc. leur réclameront eux-même des primaires, à droite !!! Quand on se souviendra de la façon dont certains ont jugé "opportun" de ricaner sur la primaire du PS, ils n'auront pas l'air con....

Plutôt que de dispenser à contre-courant de jolies leçons anti-démocrtatiques en matière de désignation à la présidentielle, Sarkozy ferait mieux de se pencher sur ses records d'impopularité tout à fait démocratiques en matière d'impopularité dans les sondages d'opinion...

Mais qu'ils le veuillent ou non, les barons de l'UMP seront bien obligés, en 2017, de s'aligner sur ce qui constitue là une innovation démocratique en matière de désignation d'un candidat à la présidentielle. Faute de quoi ils passeront désormais pour des ploucs en matière de démocratie. Une innovation démocratique qui, comme par hasard, émane d'une formation de gauche...

C'est aussi simple que ça...
Olive M

lundi 26 septembre 2011

Le gros Douillet sexiste et homophobe (enfin) "ministre" des sports

Un nouvel exemple du copinage sarkozien et de méthode "Sarkozie/spectacle" : la récente nomination comme "ministre" des sports d'un ex super héros du judo, notoirement incompétent en gestion du sport en matière de politique et d'administration.

Un Douillet qui récemmment déjà avait été parachuté sur un poste de secrétaire d'état bidon, tout juste destiné à faire du clientélisme politicard auprès des Français de l'étranger. Un Douillet habitué des parachutages, son seul mandat éléctif étant celui d'une poste de député UMP dans une circonscription des Yvelines où même une chèvre aurait été élue, à condition de porter une casquette "UMP". Un poste de député qui n'était en fait qu'un nid... plus que "douillet" :-). Dans la série : "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Bien moins glorieux et bien moins reluisant que les prises de risque judokesques auxquelles il avait habitué les Français du temps de son âge d'or sportif (...)

Donc, suite à la dernière branlée électorale en Sarkozie, celle des Sénatoriales : la Jouanno est dépêchée comme pompier au groupe UMP du Sénat pour tenter de réconforter le Larcher qui de toute façon l'aura dans l'os. Alors du coup... une mini partie de chaise musicale comme on les improvise si facilement, de façon épisodique, en Sarkozie.

Chacun aura noté toutefois que personne ne remplace le Douillet pour faire des gâteries aux Français de l'étranger. Cela prouve bien que ce poste était complètement inutile : c'était du pipeau. Et quand bien même un blaireau nommé à la sauce Sarko le remplacerait, ça ne changerait pas grand-chose ! L'histoire de ce poste bidon est ridicule. L'idée n'est que de chercher à ratisser les votes des Français de l'étranger, c'est du clientélisme politicard, rien de plus ! Ce poste n'avait jamais existé, et en mai 2012 il n'existera plus :-D. Et puis bon, franchement... un "secrétaire d'état des Français de l'étranger"... et pourquoi pas aussi un "secrétaire d'état des Français de l'Auvergne", un "secrétaire d'état des Français de la Nouvelle Calédonie" ou un "secrétaire d'état des Français de Papouasie", pendant qu'on y est ?

Un ancien sportif qui s'improvise ministre et qui n'a aucune formation pour cela, n'ayant jamais daigné suivre la moindre formation sérieuse et digne de ce nom après la retraite de sa carrière sportive.

On nous avais déjà fait le coup avec Bernard Laporte et aussi avec l'espèce d'abruti de Guy Drut. La méthode n'est donc pas nouvelle. Un point commun aux dénommés Laporte et Douillet est d'ailleurs d'avoir trempé dans des affaires pas franchement catholiques et d'avoir frisé à plusieurs reprises la mise en examen.

Pour le Super-Douillet, ces exploits remontent à la période de son copinage en Chiraquie, qui ce soit ou non sous prétexte d'opération "Pièces Jaunes".
Il suffit d'ailleurs de taper "Douillet" sur Google pour constater que même Monsieur Google n'est pas dupe : il est très loin de nous parler que de judo et de copinage en Chiraquie (...). Accessoirement, on trouve aussi sur la toile quelques perles le concernant, comme certaines railleries issues de son propre camp UMP portant sur ses viscérales ambitions ministérielles (le syndrôme dit "des dents qui rayent le parquet"). Comme par exemple ce billet intitulé "David Douillet ceinture noire du ridicule ?", sur http://scandaleslaune.blogspot.com/2010/07/david-douillet-ceinture-noire-du.html

Egalement sur la toile : tout un chapelet de commentaires sur cette phrase brillantissime et toute en finesse dont le Douillet est l'auteur : "On dit que je suis misogyne, mais tous les hommes le sont, sauf les tapettes". Chacun et chacune appréciera le niveau de finesse, en terme de sexisme, de misogynie et d'homophobie...

Au demeurant, le côté "un brin verreux" est aussi une touche "collatérale" spécifique aux modes sarkozistes de désignation : avoir à faire à des gens plus ou moins verreux ne perturbe nullement la Sarkozie. Il faut dire qu'en 2007, lors de la campagne présidentielle, l'un des mots d'ordre pipo-pipo hautement "moralistes" était : "Une République irréprochable". L'accumulation des affaires de ces derniers temps montre si besoin était à quel point ça n'était qu'un gros fouttage de gueule. Et l'on s'étonne ensuite qu'éclatent des affaires et que des ministres ou secrétaires d'état en soient éclaboussés...

Mais le plus grave, d'un point de vue citoyen, c'est la nomination de personnes qui n'ont clairement aucune compétence pour exercer proprement ce genre de fonction. C'est la politique des effets de manche, la politique du spectacle, la politique de la poudre aux yeux. Sans même parler des épisodes où la dénommée Jouanno se faisait mousser devant les médias avec ses espèces d'exhibition de "karaté" à la gomme...

C'est là qu'on voit de façon criante la différence entre Sarko de 2011 et un Rocard d'il y a quinze ans, par exemple. Du temps de Rocard, Roger Bambuck avait été nommé ministre des Sports. Mais le dénommé Bambuck n'avais pas que son CV de SHN et d'ex-recordman du monde sur 100m comme corde à son arc. Roger Banbuck avait eu le mérite de se former et de passer tout une kyrielle de diplômes en matière de gestion du sport. D'où des palmes académique dans différents domaines liés à l'enseignement et à la gestion de haut niveau en matière sportive. Au moins, là, on savait où l'on allait et l'on savait que l'on ne livrait les clés du ministère ni à un clown ni à un incapable.

Le pompon, pour l'anecdote : en 2010 déjà, j'avais épinglé ce Monsieur Douillet sur ce blog. L'intéressé s'était alors révélé vraiment très "douillet" : il était même allé jusqu'à me menacer à plusieurs reprises par retour d'email de me faire un procès en diffamation et de me mettre son avocat au derrière. C'est dire à quel point de genre de personnage s'occupe de choses importantes...

Bien entendu, je n'ai jamais rien vu venir. En dépit de plusieurs "relances" taquines de ma part :-D. Dans la série : "Que de la gueule !". Mais en parachutant cette prose à d.douillet@assemblee-nationale.fr , je m'attends à être de nouveau "harcelé" par de bien piètres et de bien révélatrices "menaces"... Après quoi, il faut savoir qu'à chaque fois que le Douillet a intenté un procès en diffamation, il a été débouté. Le site Backchich en sait quelque chose, pour ne citer que lui...

Au stade de ridicule où l'en en est rendu, je me demande quand Gilbert Montagné sera nomme secrétaire d'état à la musique ou même ministre de la culture... Sacré farceur de Sarkozy... Quelle bande de comiques-troupiers !

Olive M

Une lecture instructive sur Manuel Valls ?

Courriel adressé à Manuel Valls, député-maire d'Evry et candidat PS à la primaire du dit PS
================================>

Bonjour Monsieur Valls,

Je vous suggère de lire le papier paru dans le journal Libération ce lundi 26/9, rubrique "Intox/Désintox".
Vous être l'objet (pour ne pas dire la cible) de ce papier, au demeurant fort circonstancié et fort bien argumenté.

Pour ce qui est de ce papier, donc :
- le caractère un peu crapuleux des chiffres dont vous faites usage en matière délinquance est bien mis à jour dans ce papier.
- statistiques "de la police / place Beauvau" et statistiques "sur la délinquance" sont deux choses distinctes. Cette vérité ne date pas d'aujourd'hui. Le delta entre les deux fluctue en fonction des aléas de la politique conjoncturelle en matière de sécurité et de consignes données dans les commissariats (entre autres choses)
- le fait que certains instrumentalisent les chiffres "police" en voulant les faire passer pour des "chiffres vrais en matière de délinquance" n'est pas nouveau non plus. Cela tient dans le meilleur des cas du racourci de désinformation, dans le pire des cas de l'intox à relents plus ou moins sécuritaro-populiste.
- je m'étonne qu'une personne de gauche (ici du PS) tombe dans ce travers assez navrant, sachant que ce genre de chose est classiquement l'apanage du personnel de droite en général, et du personnel sarkoziste en particulier (Hortefeux, Guéant, Pêchenard etc.)
- c'est pourtant bien la manoeuvre à laquelle vous vous êtes livré, et le papier de Libération met bien en exergue le côté très spécieux de ce type de manoeuvre.

Toutes choses qui me font dire, vous concernant, que, si je me déplace en mai 2012 pour voter PS au second tour, je n'en espérerai pas pour autant (loin de là !) que vous finirez par occuper le siège de la place Beauvau (...)

Non pas que je fasse partie d'une quelconque branche naive ou "candide" à gauche en matière de sécurité, mais disons que pour moi les problèmes de sécurité sont au contraire trop sérieux pour être confiés à quelqu'un qui joue sur ce genre de tableau 'intox". Ce type d'instrumentalisation des chiffres de la place Beauvau est inutile et surtout n'est pas honnête, tout simplement. Personnellement, j'aurais préféré vous entendre un peu moins sur ce terrain-là, et un peu plus en 2010, au moment où les travers de la garde à vue "à la Française" étaient sur la sellette (par exemple).

Je suis de gauche, ancien habitant d'Evry et je voterai aux primaires. Mais, pour être honnête, pas pour vous.
Seul A.Montebourg a été capable de jouer les "Monsieur Propre" dans l'affaire Guérini, et j'avoue être sensible à ce genre de chose. Quant au commentaire que vous avez pu faire récemment le concernant et concernant ses prises de position en matière de démondialisation ["L'idée de la démondialisation d'Arnaud Montebourg (...) est franchement ringarde" (sic)], juste 3 remarques :

- d'abord il est assez malsain de voir le candidat X aux primaires taper de la sorte et en ces termes sur le candidat Y de la même famille politique (en théorie) et aux même primaires. Cela ne me semble pas de nature à crédibiliser le PS aux yeux de l'électorat. Mme Royal s'était du reste prêtée au même type de "manoeuvre" il y a deux semaines environ - sur le dos de Hollande et d'Aubry. Je pense même que ce type d'agissement serait très mal perçu par l'électorat convié à la primaire.

- ensuite parler de démondialisation, même si d'un certain point de vue ça peut sembler utopique, ne me semble pas plus "ringard" que d'exploiter de façon fallacieuse les chiffres policiers de la place Beauvau en matière de soit disant "délinquance".

- enfin on peut noter (qu'on soit d'accord ou pas), que Montebourg est le seul parmi les 6 candidats à présenter une réelle alternative et une rupture tangible par rapport à la bien-pensance plus ou moins pro-capitaliste et par rapport au conformisme ambiant qui va avec.

Je dis tout ça en dépit du fait qu'il m'est arrivé de vous entendre dire des choses par ailleurs intéressantes, dans tel ou tel média. Il m'est même arrivé d'offrir un bouquin de vous à mon vieux paternel... vous voyez, je ne suis par rancunier !

Bien à vous,
Olivier Montel

Sénatoriales 2011 : "Avec Sarko, tout est possible !"

L'un des slogans vu sur certaines affiches sarkozistes en 2007 était : "Avec lui tout est possible !"

Déjà, fallait oser! Mais après la prise du Sénat par la gauche, ce slogan ne fait plus l'ombre d'un doute : oui, avec Sarko, tout est possible. Même quelques chose qui ne s'était jamais produit depuis 1958 !!!

Le Palais du Sénat était pourtant historiquement conçu pour être de droite et pour le rester. Eh bin non : avec Sarko, tout est possible. Même un Sénat à gauche. On aura tout vu.

Le soir de cette nouvelle rouste électorale, le sieur JF.Copé nous a grattifié d'un nouveau numéro de langue de bois digne du plus bel effet : "Non, ce résultat électoral n'est pas un désaveu pour la politique de Nicolas Sarokzy" (sic). Du Grand Art…

Non, Monsieur Copé : vous perdez les élections municipales, vous perdez les élections cantonales, vous perdez les élections régionales, vous perdez les élections sénatoriales… mais tout ceci n'est bien entendu le désaveu de rien du tout, surtout pas de votre politique sarkoziste :-D. C'est simplement lié à la pression barométrique du moment au niveau de la mer !




Une fois de plus, vous ne manquez pas d'air, Monsieur Copé. Ça frise désormais le Théâtre Grand Guignol ! La vérité, c'est que même les grands électeurs (pourtant réputés pour un conservatisme foncier) finissent par réagir comme réagissent l'ensemble des Français : un rejet massif des "exploits" et des magouilles en Sarkozie. 95% des grands électeurs sont issus des conseils municipaux. Sur 36.000 communes, 15.000 conseils municipaux environ ne sont ni franchement de droite, ni franchement de gauche. Eh bien c'est tout simple : ces grands électeurs non étiquetés ont réagi en rejetant clairement ce qui se fait depuis 2007, et même avant. Pas la peine de tortiller du cul pour ch... droit.

Plutôt que de manier la langue de bois et plutôt que de jouer la politique de l'autruche façon "méthode Coué", Monsieur Copé ferait mieux de se pencher, par exemple, sur le rejet de la politique territoriale que constitue ce désaveu sénatorial. En tant que produit pur porc des Hauts de Seine, Sarko n'a jamais connu le terrain régional ni jamais aimé ni l'échelon régional, ni l'échelon local. A l'égard de ces échelons-là, sa politique a toujours été perçue sur le terrain des collectivités comme une politique méprisante. Idem, par exemple, pour la mise à bas progressive des service publics à l'échelon régional et local ! La sarkozie en paie aujourd'hui le prix, voilà la vérité toute simple. Il n'y a pas de fumée sans feux, Monsieur Copé (dicton Sioux).



L'autre vérité, c'est que Sarko n'a jamais su s'élever au rang du statut présidentiel qui, dans l'esprit de la Vième République, devrait pourtant lui incomber.
Depuis 2007, il cumule la fonction présidentielle avec celle de chef de meute de l'UMP. Or ce macaron UMP est devenu un véritable boulet, au plan électoral. Plutôt que profiter de son mandat présidentiel pour prendre de la hauteur et se mettre un peu à l'abri, le Sarko est resté au ras des pâquerettes politiciennes, ce qui revenait à scier la branche sur laquelle la présidentielle de 2007 l'avait installé.




Tous ses (glorieux) prédécesseurs lui avaient pourtant montré la voie : zéro phénomène d'apprentissage !!! La sarkozie et le nain de l'Elysée ne font donc que récolter aujourd'hui ce qu'ils ont semé depuis plusieurs années. Rien de surprenant dans ces résultats sénatoriaux, sinon que le rejet est allé au-delà de ce qu'on craignait à droite et au-delà même de ce qu'on espérait à gauche !

Ce qui était franchement cocasse dans la déclaration de Monsieur Copé le 25 au soir, c'est le soin assez dérisoire et presque désespéré à souligner que l'UMP resterait la "première formation politique au sein du Sénat" (sic). Ce laîus est d'autant plus pathétique que cette UMP est en réalité la formation la plus hétéroclite, la plus artificielle et la plus rongée par les divisions de tous poils. Lors des dernières cantonales, on a même vu des candidats UMP refuser de voir la mention "UMP" figurer sur leurs affiches électorales. C'est dire l'ambiance ! En dépit des efforts sarkozistes incessants pour caporaliser cette "UMP", une question de plus en plus récurrente se pose en coulisses : "le Sarko est-il le meilleur candidat pour la droite en 2012".




Une autre déclaration assez pathétique, c'est celle du dénommé Fillon (toujours le 25 au soir) : "Le combat commence aujourd'hui" (sic). C'est assez drôlesque. Si tel est le cas, alors le combat en question commence bien mal, Monsieur Fillon ! En réalité, c'est la défaite qui pour vous "commence ce soir". Encore que : la spirale de votre défaite est déjà engagée depuis un bail ! Après les municipales, puis après les régionales, puis après les cantonales… voici les régionales.
A qui le tour, ensuite ?

En dépit de vos fanfaronnades de façade, on vous souhaite bien du plaisir, Monsieur Copé…
Et l'on vous recommande la lecture de ce blog : http://sarkozix.canalblog.com/
Des petites images en disent souvent plus qu'un long discours...


Olive M


Diffusion : UMP, JF.Copé, UMP-Paris, UMP-Pécresse, Elysée, le Bigaro, Bigaro-magazine
---------

samedi 24 septembre 2011

Karachi-dans-la-colle : le Sieur Copé (aux abois) ne manque pas d'air...

[Post parachuté chez le sieur Copé, à l'UMP, au Bigaro etc. etc...]


Cher Monsieur Copé,

Au sujet des dernier développements de l’affaire Karachi-dans-la-colle, on lit ce matin du 24 que vous auriez tenté cet écran de fumée assez pathétique, dans le genre « Ce sont des manipulations du PS pour faire oublier leurs turpitudes internes ». Quand je dis « pathétique », le mot est faible, Monsieur Copé
En effet; on voit assez mal ce que vient faire le PS là-dedans...
Le Juge Van Ruymbecke n'émarge pas au PS, que je sache... et ces derniers développements sont repris dans tous les médias, pas seulement dans "Le Poing et la Rose" :-D

Soyons un peu sérieux, Monsieur Copé, voulez-vous ?
Les derniers exploits téléphoniques de votre ami Hortefeux prouvent, une fois de plus si besoin était, à quel point la droite interfère dans le déroulement de la justice (laquelle n’en est plus une), et à quel point la Sarkozie est aux abois, avec cette seule affaire « Karachi-dans-la-colle ».
C'est la-men-ta-ble. Dans aucun autre pays Européen, on ne verrait pareille ingérence de l’exécutif dans la chose judiciaire – à l’exception de l’Italie ou plutôt de la Berlusconie.

Ce n’est pas la première fois que la Sarkozie vient fourrer son nez merdeux dans les procédures judiciaires en cours. En réalité, la France n’est plus un état de Droit. Dans un état de Droit, l’exécutif ne pourrait pas se permettre pareilles ingérences et pareilles manipulations. Car quand vous parlez de « manipulations du PS », ce sont des lubies grotesques pour tenter de bien piteuses diversions, Monsieur Copé. Il faut en réalité parler de vos manipulations à vous, en Sarkozie, quand vous entravez le cours de la « justice ».

Vous vous permettez aussi de dire, à cette occasion : « Les Français ne sont pas dupes », en allusionnant de prétendues « manipulations socialos ». Vous ne manquez pas d’air, Monsieur Copé. A ce stade, tout le monde rigole !!! Doux euphémisme. Car si « les Français ne sont pas dupes », c’est en réalité de la façon dont la Sarkozie phagocyte l’appareil judiciaire. Cette affaire de Karachi-dans-la-colle vous éclabousse avec 15 ans de retardement, et, du coup, on imagine aisément ce que l’on pourrait découvrir dans 10 ans quant à vos magouilles lors du financement de la campagne sarkoziste de 2007. Et sans doute en découvrirons-nous aussi beaucoup dans 15 ans, au sujet du financement de la campagne sarkoziste qui s’annonce pour 2012…

A côté de ces magouilles et de cette corruption au plus haut sommet de l’état, les histoires marseillaises du PS des frères Guérini en PACA font bien pâle figure, en réalité. C'est au pire une forme d'artisanat régional et local ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en la matière vous ne jouez pas dans la même division !
Votre mentor de l’Elysée, votre collègues Ballamou, vos acolytes Gaubert, Bazire & Cie jouent en première division, tandis que les frangins Guérini ne jouent qu’en division d’honneur… Même remarque par rapport à "Bite-sur-pattes", le satire du FMI, avec ses histoires de femmes de chambre...

La lecture de la discussion téléphonique de l’Hortefeux avec le Gaubert, telle que révélée par toute la presse et tous les médias ce 24 septembre (à l’exception bien entendu, du Bigarola Pravda de l’Elysée ou « la Voie de son Maître »), est édifiante. On ne peut pas faire plus clair ni plus explicite : « Ta femme balance beaucoup ». La messe est dite !!!!!!!
S’il n’y avait pas grosse magouille sous roche au plus haut niveau, il n’y aurait à l'évidence rien à « balancer »… On est bien d'accord, Monsieur Copé, non ?
C'est bien du bon sens, de dire ça, non ? :-D

Ce qui rest « rigolo », dans un sens, c’est de voir à quel point tout ça fait flipper la Sarkozie et sa petite cheville ouvrière d’Hortefeux : en téléphonant de la sorte à un gardé à vue, l’Hortefeux a vraiment le feux au cul. C’est Hortefeux-au-cul !!!!

De façon plus anecdotique, on notera aussi à quel point, en Sarkozie, les gardes à vues fonctionnent à deux vitesses : pour le quidam lambda, on confisque chaussures, ceinturon et téléphone portable. Mais pour un Gaubert de la Sarkozie… on laisse téléphoner via son portable d’une cellule de GAV...

L’archétype des deux poids deux mesures, l’archétype d’un système policier en réalité corrompu et complètement aux ordres. C’est d’autant plus croustillant que, lorsqu’on entend les syndicats de police (de droite) justifier la nature calamiteuse des GAV à la Française, ils vous disent que ça se justifierait pour la mise à l’isolement du gardé à vue pour les besoins de l’enquête.

Moyennant quoi un Gaubert, une fois en « GAV », peut tranquillement s’entretenir par téléphone portable avec un ex-ministre de l’Intérieur chargé de le prévenir et de le mettre en garde sur certaines fuites le concernant (ici les incontinences bien gênantes de son ex-Bobonne). On croit rêver. L’état Français est décidément devenu un état de merde, ou plus aucune équité d’aucune sorte n’est garantie....

Et pour reprendre une expression de votre cru, Monsieur Copé : "Non, les Français ne sont pas dupes. Non, les Français ne sont plus dupes". Après 4 ans de Sarkozie et de manipulations sarkozistes en tous genres (sans compter ce qui se tramait du temps de la place Beauvau de 2002 à 2007… et sans compter ce qui déjà se tramait du temps de Ballamou, les Français ne sont plus dupes. Et je vous garantis qu’ils vous le feront payer dès l’an prochain. Il n’y a pas photo.

Personnellement, je prévois déjà une sacrée fiesta en mai 2012, le soir du second tour, du côté de la Bastille… Et ce soir-là, vous pourrez toujours venir boire le Champagne avec nous, Monsieur Copé. Du moins si le coeur vous en duit.

Olive M

Ce billet est en ligne sur http://humeurs-olivem.blogspot.com/2011/09/affaire-karachi-dans-la-colle-les.html

En complément, je vous suggère de lire aussi ce billet-là : http://humeurs-olivem.blogspot.com/2011/09/affaire-karachi-dans-la-colle-les.html

vendredi 23 septembre 2011

Affaire Karachi-dans-la-colle : les contacts de Brice Hortefeux qui flippe grave...

Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont demandé vendredi une enquête sur des échanges entre Hortefeux et un proche de Sarko mis en examen dans ce dossier, susceptibles de porter atteinte au bon déroulement des investigations.

"Nous demandons au procureur de la République d'ouvrir une enquête préliminaire parce que les faits sont extrêmement graves et nous voyons bien qu'il y a une panique manifeste à l'Elysée et qu'on veut tout faire pour étouffer ce scandale", a déclaré l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice, qui dénonce "une entrave" au travail de la justice.

L'avocat avait révélé que l'ex-ministre de l'Intérieur avait été "en contact" avec un proche de Sarko, Thierry Gaubert, pendant sa garde à vue suivie de sa mise en examen mercredi par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet financier de l'affaire Karachi-dans-la-colle.

Interrogé par l'AFP, Hortefeux, vice-président de l'UMP qui dirige la cellule de riposte à la gauche, a confirmé cet entretien , ainsi qu'un autre le 14 septembre révélé par Le Monde.fr, qui s'appuie sur la retranscription d'écoutes. Mais il a démenti avoir eu accès au dossier d'instruction sur l'affaire Karachi-dans-la-colle.

Le Monde.fr fait état d'une conversation téléphonique entre Hortefeux et Thierry Gaubert, le 14 septembre, peu de temps avant le placement en garde à vue de ce dernier. Un coup de fil pour le prévenir que sa femme, Hélène de Yougoslavie, interrogée quatre jours auparavant par le juge van Ruymbeke "balançait beaucoup".

"Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien?", répond Thierry Gaubert. "Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses hein", assure l'ex-ministre de l'Intérieur.

A propos de l'autre appel passé pendant la garde à vue, Hortefeux a répondu à l'AFP: "je ne sais pas pourquoi il avait son téléphone avec lui en garde à vue, mais il se trouve qu'il a répondu". Normalement, les personnes placées en garde à vue se voient retirer leurs effets personnels, dont les téléphones portables.

"Je n'ai jamais eu accès au moindre élément sur cette enquête", a aussi assuré l'ex-ministre, très proche de Sarko, qui ajoute avoir eu connaissance des propos d'Hélène Gaubert par la presse, citant Le Nouvel Observateur.

Interrogé par l'AFP, Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, a affirmé que l'hebdomadaire n'avait pas encore fait état du témoignage d'Hélène de Yougoslavie le 14 septembre: "Ce nom, on ne le voit pas apparaître chez nous, à la relecture, avant le 20 septembre, dans le papier de Serge Raffy", publié dans le numéro daté du 22 septembre.

Une version corroborée par une source proche de l'enquête et par Me Morice pour lequel l'explication donnée par M. Hortefeux "n'est pas possible" car "l'interception téléphonique" de la conversation entre MM. Gaubert et Hortefeux "est antérieure" à l'article du Nouvel Observateur. "Donc là encore on nous ment", selon lui.

Jeudi, les deux principaux syndicats de magistrats avaient déjà dénoncé une atteinte au secret de l'instruction à la suite d'un communiqué de l'Elysée. "Le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier", indiquait ce communiqué publié après la mise en examen, dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, de deux proches de Sarko, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, ancien directeur de campagne de Ballamou.

"Dans cette affaire, rien n'est normal. Il y a plein de choses qui sont aux confins de ce que le code de procédure pénale permet, notamment dans la connaissance que peuvent avoir du dossier des gens qui ne devraient pas en avoir", a répété vendredi le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard.

"Il y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice", s'est indigné Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature.

Toute personne associée à une instruction est soumise au secret professionnel, le parquet pouvant toutefois décider que certains éléments de la procédure soient rendus publics, par un communiqué ou une conférence de presse.

NO OTHER COMMENT
Olive M

jeudi 22 septembre 2011

Quand on se pavane et quand on s'autocongratule sous couvert de "journée du sport scolaire"...

COURRIEL ADRESSE le 22/09 à M.LUC CHATEL, Ministre de l'Educ' Nat
------------------------------------------------------------------------------

Cher Monsieur Chatel,

Nous avons lu avec délectation que vous aviez beaucoup gesticulé le 21 septembre dernier, au sujet de la prétendue "journée sur le sport à l'école".

L'exubérance de ces gesticulations et l'extrême "modestie" de vos self-satisfecits contrastent singulièrement avec la pénurie de moyens mis en œuvre depuis plusieurs années déjà, en matière de "sport à l'école". Ce ne sera pas le monde enseignant qui me démentira, ni même le monde sportif (…)

Il ne suffit pas de poser devant un photographe la main posée sur un ballon de foutte sur votre bureau pour prétendre parler de sport à l'école en toute honnêteté, voire en toute connaissance de cause.

Cette histoire de la journée "du sport à l'école", c'est du spectacle. De la poudre aux yeux. Ce que vous dites à cette occasion… ce ne sont que des effets de manche.
La France est à la traine, sur ce terrain-là. En Europe, la France est le pays :
- où il y a le moins d'heures de cours à l'école (collèges et lycées confondus).
- où la pratique du sport en primaire est le moins normalisé
- où le sport est le moins contributif lors des épreuves du baccalauréat (ou équivalent)

Et après ça, vous venez nous dispensez de jolis effets de manche sur la vertu du sport en général et sur les vertus du sport à l'école en particulier, Monsieur Chatel ?

Dans le genre "Le sport apprend le respect", ou encore "le goût de l'effort", ou encore "la récompense du mérite", ou encore "le respect de la règle et de l'autre" ou encore "découvrir l'autre différemment" ou encore "lutter préventivement contre les problèmes de surpoids" ou encore "lutter préventivement contre les problèmes de malnutrition et de déséquilibre alimentaire" (sic) ou encore "apaiser le climat de tension dans les établissements" ou encore "évacuer le stress" ou encore "obtenir de meilleurs résultats" et patati et patata…

Ainsi donc et grâce à vous, Ministre de l'Education Nationale, voici le sport à l'école affublé de toutes les vertus possibles et imaginables, à l'occasion de cette fameuse journée dite "du sport à l'école".

Tout ce blah-blah et toutes ces lapalissades sont plaisantes, certes. Dommage que ça ne résiste pas beaucoup à l'épreuve des faits, tels que les vivent notamment les profs d'EPS dans les établissements scolaires (…).

Et de rajouter pompeusement (cerise sur le gâteau) : "L'école doit être le lieu dans lequel on peut s'épanouir grâce à cette discipline (ndlr - celle du sport)" [sic]. Pas de bol, Monsieur Chatel : depuis plusieurs années déjà, les moyens mis à disposition du sport à l'école sont naturellement à l'image des moyens… mis à disposition de l'école tout court. C'est à dire en voie de réduction plus ou moins drastique . 2012-2011 par rapport à 2011-2010 : - 16.000 (moins seize-mille) postes de profs. Sur ces -16.000 postes de profs, combien seront des profs d'EPS, Monsieur Chatel ?

Votre laius à l'occasion de cette fameuse "journée du sport à l'école" n'a donc pas grande valeur.
C'est du vent. Tout ça est creux. C'est du pipeau.

Vous reste à vous gargariser sur les modes d'expérimentation du système "cours le matin / sport l'après-midi", lesquels modes d'expérimentation sont embryonnaires, dans le cas Français. En vérité. Cela fait d'ailleurs 30 ans que la France est à la traine, sur ce genre de chose, par rapport à des pays comme l'Allemagne, la Hollande ou les pays Nordiques.

Ainsi donc, vous osez citer le glorieux chiffre de 15.000 élèves qui seraient engagés dans ce dispositif (sic). La belle affaire ! En France, les élèves sont au nombre de 13.000.000 (treize millions) - premier et second degré), Monsieur Chatel. L'admirable effectif dont vous vous targuez là correspond donc approximativement à…. 0,11% (zéro virgule onze pourcent). Nous voilà bien avancés, cher Monsieur Chatel ! Personnellement, chiffres en main, je ne sais pas si c'était la peine de parler de ce fameux dispositif de la sorte. Le doute m'habite.

Enfin, dernier détail : vous vous faites mousser au sujet de cette "journée du sport à l'école" en vous targuant de l'éminent avis que vous auriez collectés auprès d'une vingtaine de sportifs de haut niveau au sujet du "sport à l''école" (dixit). Las, Monsieur Chatel : c'est là aussi un pur effet de manche, tant le sport à l'école tient de la logique sociale du sport dit "de masse", et non de la logique élitiste du S.H.N. N'importe quel prof d'EPS vous le dira et n'importe quel quidam sportif lambda pourra le comprendre. Arguer de la sorte de l'avis de sportifs de H.N (comme s'ils étaient plus compétents que l'éducateur sportif de base…), c'est un effet "vitrine", voire un non-sens. Rien de plus. Ce sont les paillettes pour décorer la pénurie.

Personne n'est dupe.
En tous cas pas moi qui ai toujours été sportif, que ce soit à l'école, en Fac ou plus tard (Rugby, Hand, Athlé, Tennis, Natation, Escalade, Haute-Montagne, vol libre, etc.)

Olive Montel
Mise en ligne sur http://humeurs-olivem.blogspot.com/