OliveM

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Poil à Gratter pour démanger

samedi 31 juillet 2010

Les GAV "à la française" sont officiellement illégales...


Coup de tonnerre : les GAV sont jugées non constitutionnelles par les sages du Conseil Constitutionnel ! Ce 30/7/2010 est à marquer d'une pierre blanche : le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution les cinq articles du code pénal qui régissent la garde à vue de droit commun, ordonnant une refonte complète d'ici le 1er juillet 2011. Il indique clairement que les articles 62, 63, 63-1, et plusieurs alinéas du 63-4 sont "contraires à la Constitution".

Ce qui revient à confirmait ce à quoi l'on pouvait s'attendre et ce que je disais dans mon billet du 11/7/2010 [ http://minilien.fr/a0lcmp ], à savoir que ces GAV "à la française" ne sont tout simplement pas légales.

Titre du journal en ligne Le Monde dans les minutes qui ont suivi cette décision du C.C: "Garde à vue : cette décision est une véritable révolution !".

Au-delà du problème de la GAV lui-même, se pose le problème du contrôle de quoi et par qui de ce qui est constitutionnel ou pas dans ce pays. Il a fallu qu'un groupe d'avocat s'engouffre dans la brèche de dispositif des "QPC" en vigueur depusi le 1er mars pour qu'on en arrive là. Question : que fait donc le législateur depuis des années ? Surtout quand on sait que le problème est de notoriété publique, au point même que la France est épinglée par des instances et organismes comme la LDH, la CEDH ou par Amnesty ? On marche vraiment sur la tête ! C'est tout simplement hallucinant !

Comment est-il possible qu'il faille attendre des années pour voir une telle décision et un tel jugement se faire jour ? Comment se fait-il qu'il faille attendre des années pour voir un dispositif qualifié de non conforme à la constitution ? Quelle est la responsabilité de nos "gouvernants", concernant un système illégal dont sont victimes des centaines de milliers de personnes chaque année, ce depuis X années ? Que branlent les juristes constitutionnalistes dans ce pays ? Combien de temps l'omerta sur le sujet aurait-elle perduré, s'il ne s'était trouvé des trublions d'avocat pour poser une "QPC" sur le sujet ? Accessoirement : comment décrypter la relative discrétion du PS suite à cette décision ?

Plus largement : à quoi cela va-t-il nous conduire ?

Ce que dit le Conseil constitutionnel va dans le sens de ce que nous dit la CEDH depuis plusieurs années en termes de droits de la défense et du droit à un procès équitable.
La réforme poussive qui est dans les tuyaux depuis des mois chez Mme MAM est de ce point de vue totalement insuffisante, voire folklorique : ce n'est que de la poudre aux yeux. On avait parlé durant une semaine de ce problèmes des GAV, en février 2010. Plus plus rien. A l'issue de la déculottée sarkoziste aux Régionales, silence radio : la (fameuse) réforme de "procédure pénale" semblait tout simplement enterrée - indépendement du fait que lier de façon sine qua non "réforme de la GAV" et "réforme de la PP" n'engageait que le gouvernement et Mme MAM : cela ne constituait nullement une fatalité !

La question va donc se poser de voir si le gouvernement, une fois de plus, va mépriser un avis comme celui du CC, de même qu'il a déjà méprisé à plusieurs reprises des avis comme ceux de l'IGIS, de la CNDS ou même du Conseil d'Etat (...).

Autre question : l'avis du CC est-il assez directif pour garantir que nos aimables "gouvernants" répondent au problème de façon signifiante ? Personnellement, le doute ma bite. On peut craindre que les degrés de liberté laissés par le CC à nos aimables "gouvernants" ne soient beaucoup trop larges... Le C.C dit que la chose n'est pas conforme à la Constitution, mais se garde bien de dire précisément ce qu'il faut faire pour la rendre "constitutionnelle"... Depuis des années, ces "responsables" politiques se contentent de faire tourner de façon exponentielle ce système illégal, on ne voit donc pas bien pourquoi il le modifierait spontanément de façon conforme au respect des droits de l'homme et de la défense... Prétendre que ce "gouvernement" prendra réellement en compte l'avis du C.C, c'est nous prendre pour des nigauds.

A titre purement personnel, pour faire avancer de façon tangible ce dossier-là, je n'ai aucune confiance dans ce pouvoir dont la marque de fabrique est la stigmatisation et du "tout-sécuritaire" à tout va. J'ai fait personnellement 4 (quatre) GAV entre 2000 et 2010, dont une seule était justifiée. Les trois autres étant complètement inutiles, expéditives et arbitraires (sans parler de leur aspect classiquement dégradant). Donc sur ce terrain-là, ce n'est pas moi qui vais faire confiance à un populiste démagogue et réactionnaire comme ce Sarkozy pour faire avancer le schwimblick... Depuis 2002, ça fait longtemps que les démocrates de ce pays ne se font plus aucune illusion sur ce genre de terrain...

Petites piqûres de rappel au sujet de ma GAV lamentable du 2 juillet 2010 :
==> http://minilien.fr/a0lcmp
==> http://minilien.fr/a0lcny


Olive M

Violences policières : vers la suppression de la CNDS ?

Titre de l'info délivrée sur Médiapart ce 30/7 : "Violences policières: supprimée, la CNDS n'enquêtera plus". A voir via http://minilien.fr/a0ld6r

Concernant la CNDS et les avis émis par elle en septembre 2009, voir via http://minilien.fr/a0ld6s le billet toujours de Médiapart intitulé : "Sécurité: la commission de déontologie se rebiffe".

Non seulement on est dans le domaine du tout sécuritaire et du tout répressif croissants, mais en plus il n'y aura bientôt (?) même plus de "police des polices"... Alors que les recours en cas de "violences policières" constituent déjà un véritable chemin de croix, stérile à quasiment tous les coups (...)

Olive M
PS - si des lecteurs sont intéressés par ces billets mais n'y accèdent pas faute d'abonnement à Mediapart, j'ai ai sauvé une version que je peux mettre en ligne quelque part.

jeudi 29 juillet 2010

Réponse à la réponse de Monsieur Copé

Voici ici le message adressé ce jour à Monsieur Copé, suite à sa réponse du 29/7 à mon courriel en date du 4 juin et mis en ligne sur ce blog via l'adresse suivante :


Monsieur Copé,

Je vous remercie pour votre réponse de ce 29/7, dont certains éléments me plongent toutefois dans une abîme de grande "perplexité" (...).

Vous avancez le principe de séparation des pouvoirs pour justifier de votre "réserve" au sujet de la condamnation d'un ministre de la République pour propos et injures racistes (une première sous la V-ième République - ndlr). L'intention très théorique est louable, mais par les temps qui courent c'est le genre de précaution oratoire qui me semble pour le moins superfétatoire.

A l'heure où la Sarkozie et l'UMP posent des bâtons dans les roues de la justice pour un déroulement simplement normal des enquêtes sur le KarachiGate, sur le WoerthGate (SarkoGate en filigrane - appellation d'ores et déjà en vigueur dans la presse étrangère) et autre BétencourtGate, la chose ne manque pas de piments !

Faut-il vous rappeler que le début de commission d'enquête sur le KarachiGate s'est soldé par une parodie d'enquête parlementaire, aucun des moyens requis n'étant accordé à la commission parlementaire en question ?
Faut-il vous rappeler que vous ne daigniez toujours pas aller vers la nomination d'un juge d'instruction dans l'affaire Woerth/Bétencourt (ce qui en dit long sur le fond de l'affaire) ?
Faut-il vous rappeler que votre juge Courroye est un ami et admirateur de votre mentor Monsieur Sarkozy, et qu'il a même été décoré par le dit mentor Sarkozy ?
Et vous venez me parler de principe de séparation des pouvoirs ?
Reconnaissez que la chose est plutôt croquignole !
C'est sans doute dans la série : "On ne manque pas d'air" !

Vous prenez ensuite la peine de souligner que (selon vous) les représentants du pouvoir exécutif respecteraient chaque citoyen français. Là aussi ce genre d'incantation serait en théorie louable. Seulement voilà, problème : c'est complètement contraire à ce qu'on observe dans les faits, depuis 2002 et plus encore depuis 2007, cher Monsieur Copé...

Simple anecdote : la seule audition du jour de votre collègue Monsieur Woerth par les services de police soit disant "compétents" prouve au contraire que la parodie d'enquête diligentée par un magistrat du parquet (aux ordres) ne met pas tous les citoyens sur le même plan : un citoyen lambda se rend chez les policiers quand il est "auditionné". Au contraire, Monsieur Woerth a eu le privilège de recevoir dans ses pénates ministérielles les policiers prétendument chargés par Monsieur Courroye de l'interroger (...). Bien curieuse façon de procéder. Pour Mme Bétencourt, on pouvait à la rigueur invoquer son grand âge et son état de santé. Mais là... Ce petit "détail" est du reste condamné sur le champ par le syndicat de la Magistrature, et même par certains syndicats... de policiers eux-même ! Un comble !

Vous prenez même la peine de me dire (alors que la chose devrait aller de soit, vous ne croyez pas ?) que vous respecteriez "chaque citoyen français, quelle que soit son origine". A l'heure où la réunion populiste "anti-Roms" orchestrée par l'Elysée est condamnée par toutes les associations de défense des Droits de l'Homme comme une manoeuvre de stigmatisation de la dite minorité, et comme une manoeuvre supplémentaire d'instrumentalisation de la fibre sécuritaire du français (très) "moyen". Sur ce sujet symptomatique de la communauté Rom, je vous invite à lire le billet suivant, que j'ai mis en ligne ce matin même sur mon blog (via http://minilien.fr/a0ldjm ) et intitulé : "Le traitement de certaines minorités en Sarkozie...".

Encore plus fort (sur ce terrain) et toujours sans filet : vous osez dire que "Les Valeurs de la République ont toujours été celles de l'’intégration" (avec un "V" majuscule au mot "Valeurs"). Las... pas besoin de vous reciter l'exemple caricatural du moment, sur la tentative de vindicte populis "anti-Roms". Pas besoin non plus de vous rappeler qu'il y a quelques mois, plusieurs ressortissants afghans ont été expulsés et charterrisés via Besson Airlines... direction leur pays en guerre (la honte...).

Sur ce même terrain de l'intégration et du respect d'autrui, vous me parlez ensuite du Conseil Français du Culte Musulman. Vous oubliez simplement de nous rappeler que lors de la campagne de diabolisation "anti-burqa" à laquelle on a eu droit durant des mois et à l'origine de laquelle vous êtes vous-même étroitement trempé, Monsieur Copé... le dit Conseil Français du Culte Musulman a condamné vos manoeuvres en disant textuellement sur le perron de l'Elysée que cette cabale médiatico-politico-sécuritaire conduisait à une forme de stigmatisation de la communauté musulmane toute entière. Je ne l'invente pas, vous le savez très bien (...)

Comme vous pouvez le constater, vous répondre point par point et vous mettre face à l'irresponsabilité de la politique UMP-iste et sarozyste en matière d'intégration et de Droits de l'Homme est assez trivial, Monsieur Copé. Je vous laisse avec vos très jolies conclusions. Pure intox en vérité. Pour ma part, je ne me base que sur les faits.

Cette réponse est diffusée sur mon blog, auprès de certains organes de presse et auprès de certains appareils "politiques".

Je vous invite en outre à parcourir le dernier billet diffusé sur mon blog (via http://minilien.fr/a0ldjx ),intitulé "Un nouveau sport en Sarkozie : la vindicte anti-"journalistes" (ou théorie du complot)" et qui traite du mode de gestion par le pouvoir actuel du monde des journalistes, mode de gestion qui en réalité est contraire aux principes "républicains" que vous invoquez pompeusement, ainsi qu'aux principes les plus élémentaires du "bien-vivre ensemble", pour reprendre votre aimable sémantique (...)

Je vous prie de croire, Monsieur Copé, à l'expression de mes perplexités les meilleures.

Olive Montel

PS - j'observe que vous me répondez cette fois à un courriel par un courriel (chose tout bonnement normale), et non plus à un courriel par un courrier postal à entête parlementaire comme en mai 2010, date à laquelle vous aviez pris soin de me faire localiser physiquement dans Paris alors que je ne vous avais absolument pas communiqué mon adresse postale (...). Serait-ce à dire qu'il y a un phénomène d'apprentissage ?



> Message du 29/07/10 18:19
> De : "Jean-Francois COPE"
> A : "Olive Montel"
> Objet : Re: >>>> Un "ministre" de la République française condamné pour
>
propos racistes

Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire part de vos observations sur la condamnation de Monsieur Brice HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, pour injure raciale.
Je tenais à vous assurer que j'avais pris connaissance de votre courriel avec toute l’attention qu’il mérite et que j’avais pris bonne note de vos observations.

De prime abord, je souhaite vous préciser que le principe de séparation des pouvoirs ne m’autorise pas à commenter une décision de justice.

Néanmoins, les représentants du pouvoir exécutif en France respectent chaque citoyen français, quelle que soit son origine, ses pratiques religieuses, sa culture, ses idées politiques ou son mode de vie.
Les Valeurs de la République ont toujours été celles de l’intégration, de la diversité et du respect d’autrui. Comme vous le savez, elles ont été concrétisées par de réelles actions comme celles de la création, en 2003, du Conseil Français du Culte Musulman, soutenu fortement par Monsieur Nicolas SARKOZY, alors Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire ou celle de la création de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) en 2004.

Il y a des principes républicains qui fondent le vivre ensemble et sur lesquels nous ne pouvons pas transiger : le respect de l’identité de chaque français qui s’inscrit dans une démarche d’unité nationale, en est un.
Restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François COPÉ


Diffusion :
Monsieur Copé chef de meute parlementaire UMP, Mairie de la ville de Meaux (77) dont il est le Maire, Elysée (web), brochette des « conseillers » à l’Elysée (Guéant, Louvrier, Soubie, etc.), Matignon (web), porte-baratin du gouvernement Luc Chatel,ministère de l'Intérieur, ministre de l'Intérieur, porte-baratin du ministère de l'intérieur, ministère de la « justice » (web), notre cher ministre contre l’immigration et pour « l’identité » très nationale, Mairie de Donzère de Monsieur Besson, ministre en charge de la "communication" (le neveu de Tonton - web), UMP, portes-baratins UMP F.Lefèbvre et D.Paillé, la horde des parlementaires UMP, Dominique de Villepin (blogs), Modem Bayrou (web), Parti Socialiste, le Point, l'Express, Libération, Le Monde, Le Monde Mag, Marianne, le NouvelObs, Le Canard enchaîné (web), l'Humanité, Radio France (web), France Inter (web), le Bigaro, Bigaro Mag,

Le traitement de certaines minorités en Sarkozie...

Ici le cas des Roms en Sarkozie, ainsi que celui des "gens du voyage" en Sarkozie.

Épisode très symptomatique du climat entretenu par la Sarkozie dans la France de 2010 : celui de l'amalgame et du tout-répressif. Instrumentalisation politico-sécuritaire et stigmatisation d'une communauté "différente" à des fins populistes et de pure démagogie.

Ou quand la présomption de délinquance remplace la présomption d'innocence, sous couvert de délires un brin paranoïaques. Quitte à faire dans l'exploitation la plus minable (le pyromane horteFEUXde service) des clichés les plus grossiers et les plus "tarte à la crème" comme celui du "tzigane à la grosse Mercedes" (...).

Ce climat délétère se conjugue ici avec une hypocrisie de premier ordre concernant les gens du voyage et un problème qui en réalité est d'abord celui du non-respect par la majeure partie des communes de plus de 5000 habitants des textes régissant l'accueil et l'hébergement de la communauté dite des "gens du voyage". Un "bel" et nouvel exemple du fonctionnement à deux vitesses de la France d'aujourd'hui : d'un côté les lois qui sont appliquées (notamment les lois de répression), et de l'autre les lois qui ne le sont pas (notamment dans le domaine du social).

Sur ce terrain de l'hébergement des gens du voyage, les pouvoirs "publics" n'ont jamais tenu leur engagements. Là où 45000 emplacements avaient été programmés en 2007, pas même 20000 emplacements ont été livrés, dont la plus grosse partie à proximité des décharges et des autoroutes (...). Et après on fait mine de s'insurger sur le fait que ces gens-là (à 95% de nationalité française) s'installent un peu n'importe où, en réalité là où ils peuvent. Et le sieur Sarkozy de décréter que les terrains illégaux seront prochainement évacués. Quelle pitoyable pantalonnade, quelle bande de faux-culs...

Cette hypocrisie première se double d'une seconde hypocrisie : celle des entraves discriminatoires et policières faites sans cesse aux efforts de sédentarisation d'une bonne partie de cette communauté. Citoyens de seconde classe : droits de vote non respecté, droits à la scolarisation bafoué, etc.

Une fois de plus, au-delà du caractère d'instrumentalisation du terrain sécuritaire, un épisode de ce genre montre bien qu'il est de plus en plus difficile d'être différent dans la France de 2010. Le droit à la différence est un droit de plus en plus difficile à exercer. Et pour ce qui est des Roms d'origine étrangère, le discours et les agissements actuels de la France ne sont même pas en conformité avec la législation européenne. Laquelle institue théoriquement la "liberté de circulation" des ressortissants européens au sein des pays de la communauté européenne...

Question : à quand des vols organisés sur Besson Airlines pour charterriser les Roms en direction de Sofia et de Bucarest ?

Olive M,
dégoûté

Un nouveau sport en Sarkozie : la vindicte anti-"journalistes" (ou théorie du complot)

Les développements de début juillet nous le montre : face aux "affaires" qui se succèdent, l'UMP et la Sarkozie pètent les plombs sur le dos de la presse et des journalistes. A l'instar du dénommé bertrand x. qui voit des "fascites" partout, apparemment sans même bien connaitre le sens du mot "fasciste"... et qui mérite de se voir intenter un vrai procès par Médiapart, dans le bon sens du terme.

Constat tout simple : de facto ce sont les modes réacs actuels de (réac)tion de la droite sarkoziste contre la presse qui présentent justement des relents quelque peu brunâtres...

Il est facile de s'en prendre aux journalistes en cas de "Sarkogate". Comme il est facile de s'en prendre au thermomètre quand le malade fait une poussée de fièvre...

Mais ce ne sont pas les journalistes qui ont touché des enveloppes du couple Bétencourt ou de Madame B. Et ce ne sont pas non plus les journalistes qui avaient une campagne électorale à financer en 2007...

Après avoir mis la main sur Radio France et après s'être auto-décrétée "nommeur" du président de France TV, après avoir cherché à mettre la main sur le journal Le Monde, la Sarkozie crie au complot "médias", stigmatise et criminalise la presse et les journalistes.

Et qu'ont donc à dire ces barons de la Sarkozie concernant le fait qu'à l'étranger certains journaux parlent déjà de "Sarkogate" ? Ils sont aussi tous des "affreux fascistes", les journalistes étrangers, Monsieur... "Bertrand" ? Il est souvent instructif de lire ce qui s'écrit à l'étranger. Par exemple ici le NY Times qui n'hésite pas à parler de "French Watergate":
http://www.nytimes.com/2010/07/09/business/global/09mediapart.html?_r=1 ... ou quand un simple site web fait trembler la Sarkozie...

La vérité, c'est qu'on en est rendu au stade où la toute dernière affaire X masque désormais l'affaire précédente Y. C'est ainsi que l'on ne parle déjà plus du "Karachigate"... Ce cher Ballamou peut remercier Monsieur Woerth, sa femme et Liliane Bétancourt...
Pour se raffraîchir la mémoire, ce lien sur ce Karachigate, l'autre affaire qui affole l'Elysée, ce lien (2 ans d'enquête) :
http://www.mediapart.fr/documentaire/france/karachi-lautre-affaire-qui-affole-lelysee

A l'étranger, ça fait rire dans pas mal de rédactions, notamment en Afrique où les journalistes sont habitués aux travers divers et variés des "Républiques" dites "bananières" (...)


Le coup du complot médiatique : grosses ficelles bien connues et vieilles rengaines surannées. Dans "Sarkogate", il y a "gate", comme dans "Watergate" ou "Karachigate". Avant d'être viré de la Maison Blanche par une procédure d'empeachment (procédure qui n'existe pas en France...), Nixon aussi avait crié en son temps aux loups sur le dos de la presse et des médias...

Ces tentatives de lynchage de la presse indépendante mène l'UMP à des dérapages verbaux indignes de "responsables" politiques au pouvoir. Chaque jour nous assistons à une nouvelle crise d'hystérie :
- un jour c'est le majordome de l'UMP (X.B) qui pète les plomps,
- un jour c'est le porte-baratin de l'UMP (F.L) qui pète une durite,
- un jour c'est le sous-porte-baratin de l'UMP (D.P) qui pète un câble,
- et pour ainsi dire tous les jours, c'est la dénommée N.Morano qui pète à la fois câble, plombs et durite, avec ses déliriums pathologiques du genre "coalition médiatico trotskyste"... (défense de rire).

Tout ça en dit long sur le point auquel nos "gouvernants" sont aux abois, en réalité. Il est plus simple d'aller se pavaner au Fouquet's un soir de mai 2007, d'aller se faire bronzer sur le yacht de tel ou tel milliardaire à l'été 2007 et de magouiller ex-ante en coulisses pour alimenter les caisses UMP-istes... que de s'expliquer ex-post devant les citoyens de façon limpide... sur des faits et des méthodes de facto bien opaques.

Comme le disait Médiapart le 8 juillet : "Les attaques de Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, contre « les méthodes fascistes » de Médiapart, les attaques de Nadine Morano contre une coalition « médiatico fasciste trotskyste », les attaques de Nicolas Sarkozy contre Edwy Plenel, Directeur de Mediapart, sont grotesques et sont le signe d’un régime en fin de course qui n’a plus aucune issue politique".
Et d'enfoncer le clou en disant : "Comme l’a justement relevé Jean François Kahn, ex directeur de Marianne, s’il y a eu un « lynchage médiatique », « ce fut contre Jacques Chirac, la dernière année de son mandat » en 2006. « mais celui qui alimentait la presse à cette époque, c’était Nicolas Sarkozy lui-même et je peux vous en parler»".


La cerise sur le gâteau, c'est le coup des allégations de "populisme" proférées contre tous ceux qui oseraient réclamer la vérité dans ce genre "d'affaire". Cette ficelle un peu grosse (il vaudrait mieux appeler ça "une corde") qui nous est servie ces derniers temps et qui revient ni plus ni moins à instrumentaliser la droite de la droite à des fins de terrorisme politico-médiatique.

Traduction au plan pratique : agiter le chiffon rouge (ou plutôt brun) du FN. Ce qui frise le cocasse, venant de gens qui pratiquent la politique de la peur qu'on sait, notamment depuis la déculottée au Régionales de mars 2010 (intox de la burqa et des 1500 porteuses de burqa qui vont avec, spectacle médiatique autour d'un polygame CAF-fraudeur taxé le soir même par un certain Hortefeux d'appartenir à la "mouvance islamiste" (traduisez dans l'inconscient populiste : "graine de terroriste") etc. etc.

Au train où vont les choses, il faudra bientôt que les éléments (décidément hautement "subversifs" et hautement "perturbateurs") qui commettent le crime de lèse-majesté consistant à dénoncer telle affaire d'état ou telles magouilles politico-financières s'auto-censurent, sous peine d'être taxé d'ennemi de la Nation et de suppôt du Front National !

Si aux prochaines élections le FN de Monsieur Lepénis fait plus de X % des voies, les responsables seront tout trouvés : les journalistes, certains canards et certains médias (dans "Mediapart" il y a "média", de même que dans "Canard Enchaîné" il y a "Canard...).


La vérité, c'est que c'est au contraire ceux qui calomnient la presse (notamment la presse indépendante) et qui cherchent à en faire le bouc-émissaire auprès de l'opinion qui se comportent de façon... "populiste".

Pendant que Sarko continue de fantasmer en s'imaginant des Etiennes Mougeottes dans toutes les rédactions de France et de Navarre, Edwy Plenel et les gens de Mediapart vont se faire des couilles en or, en termes de nombre d'abonnés. Dans la même veine, il serait rigolo de connaitre les tirages du Canard Enchainé sur ces dernières semaines et sur ces derniers mois...
Par exemple, perso je ne connaissais de Mediapart que le nom. Eh bien depuis ce soir je suis abonné...

Conclusion : pour en savoir plus voir ====> http://www.mediapart.fr/ et le Canard Enchainé, bien entendu !

Ce 29/7/2010, Monsieur Paillé a jugé nécessaire de s'en prendre une fois de plus au Canard Enchainé en déclarant (au sujet de ) que (sic) "Le Canard Enchaîné n'est pas le journal officiel de la France". Pouf pouf pouf... On pouffe. Que ce comique troupier de l'UMP se rassure : ce journal n'a jamais eu telle prétention ni même telle intention ! Mais au demeurant, que cela sied ou non à Monsieur Paillé, on en apprend quand même beaucoup plus en lisant le Canard Enchaîné qu'en parcourant le journal officiel de la France. Sans même parler... de ce qu'on apprend pas en se contentant du journal officiel de l'UMP !
Si le Canard Enchainé n'était pas là, bon nombre de scandales de gauche et (10 fois plus nombreux) de droite n'aurait jamais fait "surface". L'actualité de ces derniers mois nous le rapelle avec une criante acuité.

On va simplement rappeler à ce bout en train vice porte-baratin UMP Paillé la devise du Canard Enchaîné : "La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas".

Bien à vous Messieurs Bertrand, Lefèbvre, Paillé, Sarkozy etc. et autre dame Morano etc. Soyez fort(e)s...

Olive M

mercredi 28 juillet 2010

Un 14 juillet "françafricain" (la honte)


Le 14 juillet, la France s'est ridiculisée en faisant défiler 400 militaires Africains de tous poils sur les Champs Élysées, à l'occasion de la fête nationale du pays colonisateur. Pathétique. Gageons que cette excentricité aura apporté une petite touche d'exotisme à ceux qui seront allés voir tout ce beau linge se pavaner sur "la plus belle avenue du monde", transformée pour la circonstance en avenue "la plus post-colonialiste du monde" (...).

Question triviale : au nom de quoi la France commémorerait-elle (sur son propre sol) l'indépendance des pays Africains à l'occasion du 14 juillet ?
L'image et le symbole sont tout bonnement lamentables. Trois ans après un discours sarkozien nous bourrant le mou avec une approche France/Afrique prétendument portée sur un "réel partenariat" (sic), ce seul épisode traduit bien à quel stade de régression en est rendue la politique Africaine de la France.

Comme le disait tout récemment Diallo Diop, figure de l'opposition sénégalaise :
« On n'a jamais vu nulle part un maître et un ancien esclave célébrer ensemble l'abolition! Sinon, cela veut dire que l'abolition n'est pas réelle...»
Et M. Diop de continuer en disant : « L'indépendance gaullienne est un leurre, une tromperie, un attrape-nigauds ». Du franc CFA à l'ingérence française dans les affaires politiques, les ex-colonies ne seraient toujours pas indépendantes. Il n'y aurait donc aucune raison de fêter une indépendance de façade, indépendament même de la façon de "fêter" la chose en question (...)

L'archaïsme de cette conception purement françafricaine trouve malheureusement sa traduction sur des terrains très concrets, au-delà du seul symbole : la nomination à la tête de l'AFD d'un Dov Zérah, lui-même adepte patenté de la chose françafricaine et des diplomaties "parallèles" si chers à la politique dite "des réseaux" (...). Cette nomination à la tête de l'AFD traduit à merveille, malheureusement, l'influenc e croissante des réseaux de lobbying sauce "françafrique" sur la politique "Africaine" de l'ex-colonisateur.

Cette régression pose le problème de la crédibilité de la politique de la France en terres Africaines sur le long terme. Dans son édition du 8/7, Le Monde parle "d'impasse de la politique française à l'égard de l'Afrique".

Pour en revenir aux facéties défilatoires des trouffions Africains sur les Champs-Elysée le 14 juillet dernier : au-delà du côté dérisoire et presque comique de la chose, il faut savoir que certains de ces bidasses ont pris part dans un passé plus ou moins récent à des exactions dans leur propre pays... C'est carrément la honte ! On imagine la bobine des journalistes étrangers présents ce jour-là... sans même parler du fait que ce triste spectacle a laissé nombre de rédactions Africaines entre amusement et consternation (...)

Cerise sur le gàteau : le sieur Sarkozy n'aura assisté à aucune des cérémonies de commémoration organisées en Afrique. Une vision à la fois rétrograde, nombriliste et là aussi typiquement post-coloniale s'il en est.

Et de déclarer pompeusement le 13/7 lors des festivités à l'Elysée avec 12 "chefs d'état" africains : "C'est bien mal me connaitre que de penser que je serais nostalgique de quoi que ce soit...". On ne sait pas de quoi le sieur Sarko parle exactement quand il prononce le mot "nostaligique", ni même de quoi il est nostalgique au juste. Mais le fait est que la politique de la France en Afrique est de plus en plus"françafricaine" et met de moins en moins l'accent sur la notion de réelle "coopération".

Deux illustrations :
-- Kouchner et Joyandet compte (comptait pour le second) pour du beurre, c'est l'Elysée et uniquement l'Elysée qui tire les ficelles (les parant, Bourgi, Guéant, etc.). Côté français, il n'y a plus aucune dipplomatie officielle et transparente en Afrique.
-- encore une fois : la nomination du dénommé Dov Zérah à la tête de l'AFF est largement perçue comme un retour aux "fondamentaux" de la Françafrique, pour ne pas dire comme un retour de 30 ans en arrière par rapport à ce qui avait été entrepris depuis des années par Jean-Michel Severino.

Le détail qui tue : non seulement les seuls à tirer les ficelles pour la politique française en Afrique (s'il y en a une) sont en réalité les "conseillers" élyséens aux affaires "africaines" guéant, gourbi, parant et conssorts, mais par surcroît une marionnette comme joyandet (ex secrétaire d'état à la "Coopération" vient de se faire virer pour cause de scandales de jet privé et autres permis de construire frauduleux... sans même être remplacé ! C'est dire à quel point il ne servait en réalité pas à grand-chose si ce n'est de porte godillots de la politique passéiste du sieur Sarko en Afrique...

Un dernier chiffre "rigolo", pour la route : les fastueuses festivités "Nice 2010" de fin mai ont coûté la bagatelle rondelette de 10 (dix) millions d'euros (...). Pour dire : les 200 boites privées conviées à Nice ont été invitées tous frais payés (rubis sur l'ongle), pour la plupart d'entre elles pour "défricher le terrain" dans l'idée de se faire des couilles en or en terres Africaines. Amusant, non ?

Vu d'Afrique, l'effet cumulé de ces polémiques diverses et autres nominations contestées est évidemment désastreux. Quant au Quai d'Orsay, il pratique pour seule "politique" la politique de l'autruche : sur son site Internet il cherche à faire passer les relation diplomatiques "officielles" comme étant excellentes. Mais quand on a à faire aux Africains, le son de cloche dans "la vraie vie" est tout autre. Simple exemple du Mali : le secrétaire général du ministère des Maliens de l'extérieur, Mamady Traoré, dresse un état des lieux désastreux des relations diplomatiques entre les deux pays, cinquante ans après la fin de la colonisation. « Elles sont très mauvaises et traduisent un manque total de confiance », dit-il. « Rien à voir avec ce qu'on peut lire sur le site Internet du quai d'Orsay où les liens politiques sont qualifiés "d'excellents" ». Pour en savoir plus sur ce seul exemple Malien, voir le lien : http://minilien.fr/a0lcic .


Voir aussi à signer la pétition en ligne intitulée : "50 ans d'ingérence et de mépris, ça suffit !". Ce texte et cette pétition sont accessibles via ce lien : http://minilien.fr/a0ldgl


OliveM

mardi 27 juillet 2010

Non-conflits d'intérêt, sauce UMP...



Monsieur Chatel, porte-bagou du gouvernement, a osé déclarer début juillet
- défense de rire - qu'il n'y a (sic) "aucun conflit d'intérêt dans l'affaire W/B" concernant la (les) posture(s) de ce pauvre E.Woerth.

Il serait donc intéressant de lui poser les questions suivantes, 3 à 4 semaines plus tard, ainsi qu'à ses collègues UMP-istes :

Pourquoi Mme Woerth a-t-elle démissionné avec empressement de son poste chez Mme Bétencourt, en juin, quelques jours à peine après les révélations de Médiapart ?
Pourquoi la même Mme Woerth a-t-elle alors elle-même déclaré qu'elle reconnaissant "avoir sans doute sous-estimé les risques de conflit d'intérêt " (sic) ?

Pourquoi son mari de ministre a-t-il fini par quitter ses fonctions de trésorier de l'UMP vers la mi-juillet, après un mois passé à s'être laissé lourdement suggérer cette décision de tous les côtés (y compris chez certains de ses collègues UMP-istes) ?
Pourquoi le même Monsieur Woerth a-t-il attendu que le locataire de l'Elysée en personne lui "suggère" pareille renoncement pour passer à l'acte ? Monsieur Woerth n'était-il pas assez grand pour prendre cette décision tout seul ?

Pourquoi le gouvernement et les parlementaires UMP refusent-ils la réunion d'une commission d'enquête parlementaire ?
Quand une brochette foireuse de foutteux tout de bleu habillés se prennent une rouste en Afrique du Sud, les présumés responsables sont convoqués dans les jours qui suivent devant la commission parlementaire des affaires "culturelles" (ndlr - interdit de rire -), mais quand arrive une affaire d'état comme ce Sarkogate (ndlr - apellation de la presse étrangère), on nous dit qu'une commission d'enquête parlementaire ne peut pas être saisie avant 4 mois : on patauge en plein délire, c'est tout simplement grotesque - la "RF" est une république de plus en plus bananière !

Pourquoi refuse-ton en Sarkozie de nommer un juge d'instruction (--> indépendant) sur ce dossier ?
Pourquoi la France de 2010 est-elle sans doute le seul pays "majeur" européen où une telle affaire est gérée de la sorte ?
Pourquoi les spécialistes étrangers et la presse étrangère souligne-t-elle qu'à l'étranger un ministre dans la posture de Monsieur Woerth aurait déjà démissionné ou "été démissionné" ?
Pourquoi le procureur en charge de ce dossier est-il un procureur s'affichant ouvertement proche de la Sarkozie ?
Pourquoi le procureur en charge de ce dossier est-il un procureur (sphère théoriquement judiciaire) ayant été décoré par son Excellence Sarkozy (sphère de l'exécutif) ?
Pourquoi le dossier n'a-t-il pas encore été transféré à un autre tribunal par le CSM, compte tenu de la "controverse" entre ce juge Courroye et la présidente de chambre Prévost-Deprez ?

Pourquoi le gouvernement et M. Luc Chatel ne disent -ils rien sur les fraudes fiscales côté Betencourt / L'Oréal, fraudes qui sont pourtant déjà avérées ?

Pourquoi Monsieur Sarkozy a-t-il annoncé en grandes pompes la nomination (par lui) d'une commission sur les "conflits d'intérêt", alors qu'un tel travail reviendrait, en bonne logique de transparence démocratique, à une commission d'enquête parlementaire ?
Pourquoi le rapport commandé à l'IGS n'est-elle en réalité qu'un rapport émanant du seul directeur de l'IGS - nommé par le gouvernement et directement sous la tutelle de la ministresse de l'Economie et des Finances ?
Enfin Pourquoi tout le monde parle-t-il de "conflit d'intérêt", à l'exception (assez cocasse) de l'UMP, du gouvernement et de Monsieur Chatel ?
Compte tenu de tous ces éléments factuels, comment un Luc Chatel (ou un F.Lefèbvre, ou toute la meute UMP) peuvent-ils s'être escrimés (certains s'escriment encore aujourd'hui !) à tenir le baratin grossier de Sainte Nitouche qu'ils nous servent ? Est-ce bien raisonnable ? Qui Monsieur Chatel et ses collègues UMP-istes comptent-t-ils convaincre, en prenant ainsi nos concitoyens pour des truffes ?

Olive M
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PS - on recommande la lecture de l'interview d'E.Guigou, ex Garde des Sceaux sous L.Jospin (au rayon "intégrité" et séparation des pouvoirs, qu'elles sont loin les années "Jospin" !), dans les colonnes du journal Le Monde, en date du 25/26 juillet 2010 (...)
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Copie : Matignon, Place Beauvau, Morano N., Porte-baratins UMP DP et FL, groupe "parlementaire" ump, sieur copé jf, sire bertrand x, ministère de la "justice", Elysée, etc.
France2, Canard Enchainé, Médiapart, Libé, Le Monde, Le Bigaro, Marianne, L'Humanité, France Soir, France Inter etc.
Front de Gauche, Les Verts, PS, PC, Parti de Gauche 75, Modem, etc.

lundi 26 juillet 2010

Un otage Al-Quaïda en Sarkozie

Ce 26/7, Monsieur Sarkozy éprouve le besoin de nous "confirmer" l'exécution de l'otage Michel Germaneau par Al Quaïda au Maghreb. Comme si on avait besoin de lui pour se voir "confirmer" pareille nouvelle... Comme si l'omnipotence sarkozienne faisait de l'Elysée 2010 une sorte d'agence de presse ou une sorte d'AFP...

Quand des otages sont libérés et que Monsieur Sarkozy veut se faire mousser, il n'hésite pas à exploiter leur libération devant les médias, au besoin en prétendant nous faire croire que ça s'est fait sans contreparties (...)

Quand un otage se fait flinguer et que Monsieur Sarkozy veut se faire mousser, il n'hésite pas à se à jouer l'Agence France Presse, sur le ton du pathos. Quitte à éluder ses propres responsabilités - ou peut-être même pour faire l'impasse sur ses responsabilités et pour tenter de se défosser (...).

Le sort tragique de ce ressortissant français était malheureusement prévisible. Le 24/7, la France épaule l'armée Mauritanienne pour s'en prendre à une base Al Quaïda au Mali et tenter soit disant de libérer Michel Germaneau(...). Deux jours plus tard, celui-ci est exécuté.

Une fois de plus Monsieur Sarkozy a voulu jouer les gros bras et tenté de jouer d'user de la manière "forte". Ici en prenant les mecs d'Al Quaïda pour des truffes.

Pire encore : en commentant cette triste nouvelle, Monsieur Sarkozy continue de jouer les gros bras en menaçant Al Quaïda au Maghreb et en promettnt des "représailles". Il oublie de dire combien d'ismamistes d'Al Quaïda au Maghreb ont péri lors de l'attaque du 24/7 au Nord Mali...

En tous cas on connait le résultat.
Bien entendu ce soir les "autorités" française cherchent à nous faire croire que l'exécution de Germaneau remonte à plus longtemps que ça, et que de toute façon cette issu tragique était inéluctable.

Pathétique.
No other comment.

Olive M

PS - en attendant, depuis la toute récente loi dite "Kouchner" sur le désengagement (défossement ?) des autorités françaises en cas de problème dans les zones classées "rouges" ou "oranges", il faut savoir que pour ainsi dire toute l'Afrique sub-sahélienne est désormais classée "rouge". Sur le papier, si l'on écoute les "recommandations" catastrophistes et éfreinées du ministère des affaires étrangères, on ne va pour ainsi dire plus nulle part (au mieux Mopti, Ouaga, voire Niamey). Discutez-en avec ceux qui connaissent bien les zones comme la Mauritanie, le Mali et même le Niger : vous verrez que ça fait rigoler pas mal de monde. Notamment certains voyagistes alternatifs comme par exemple Point Afrique, lesquels rient jaune en réalité quand on sait ce que coûtent les primes d'assurance qui couvrent des gens comme les salariés de Total ou d'Areva... encore présents sur zone pour les "besoins de la (bonne) cause"...

Rapport "sous tutelle" et rapport beaucoup moins "sous tutelle"...


Un exemple de rapport plus que "sous tutelle" récemment fagocité et instrumentalisé en Sarkozie : le rapport de l'IGS (ndlr -en réalité de son directeur... directement nommé et sous l'autorité du MINEFI et du gouvernement) relatif au "non-rôle" prétendument tenu par E.Woerth au plan fiscal dans l'affaire Bétencourt (rapport cousu de fil blanc et rendu par le dit directeur en moins de 10 jours !).

Un exemple de rapport beaucoup moins "sous tutelle" : le rapport de l'INSEE, paraphé par Messieurs Cotis (directeur de l'INSEE) et Champsaur (ex directeur du même INSEE), intitulé « Rapport sur la situation des finances publiques » et traitant de son évolution ces dernières années.

Ce second rapport est disponible sur le site de l'INSEE, via l'adresse suivante (au format PDF) : http://minilien.fr/a0lcxt .
Où l'on apprend notamment que si les finances publiques sont délabrées, c'est effectivement du fait d'abord des baisses d'impôt. Or chacun sait à qui ont bénéficié ces baisses d'impot ces dernières années (...). Ce qui du reste conduit à une explosion de la dette publique depuis mi-2006 et à celle du service de la dite dette, bien entendu. Et ce qui conduit au plongeon en chûte libre du solde des administrations publiques depuis début 2006 (...).

Dans le même temps, la Sarkozie cherche à bourrer le mou du contribuable lambda comme quoi ces déficits seraient dus à "trop de dépenses", et à "la crise". Alors qu'il s'agit en réalité du manque à gagner du aux niches fiscales et autres cadeaux fiscaux comme les 3 milliards accordés au secteur de la restauration (baisse de TVA), qui plus est sans contrepartie tangible au plan de l'activité et au plan de l'emploi (...).

Bien entendu, ce qui est "rigolo", c'est le contraste entre la publicité gouvernementale qui a été faite du premier rapport (ndlr - celui du boss de l'IGS), et le mutisme total du même gouvernement concernant le second rapport (celui de l'INSEE, donc). Madame Lagarde, cheftaine du Minefi, s'est bien gardée du moindre commentaire...

C'est l'ineffable bout en train Frédéric Lefèbvre - accessoirement porte-baratin sauce UMP - qui pseudo-fanfaronnait début juillet avec la finesse qu'on lui connait, en nous la jouant comme ça sur SarkoFrance-Inter, avant même que la parodie de rapport ne soit pondue (sic) : «Une fois remis le rapport de l'inspection générale des finances, tout le monde devra se taire et certains devront s'excuser publiquement auprès de M. Woerth».
Pouf pouf pouf... on pouffe.

Et Médiapart de commenter le rapport de l'INSEE passé sous silence en soulignant : "(...) sans cette course folle aux baisses d'impôts, qui s'est accélérée au cours de ces dix dernières années, la France serait dans une situation financière tout à fait confortable, même à la sortie de cette crise économique historique."

Olivier Montel,

Commémoration du 4 Aout 1983 / THOMAS SANKARA


THOMAS SANKARA

Commémoration du 4 Aout 1983
voir aussi http://minilien.fr/a0lcz9
SAMEDI 08 AOUT 2009 A 18H


Projection du film «Thomas Sankara, l’homme intègre » de Robin Shuffield. Doc 55’, suivie d’une discussion en présence de Bruno Jaffré et Ulysse Perez.
à la Librairie Ishtar
, 10 rue de Cardinal Lemoine 75 005 Paris 01 43 29 33 08 http://www.espace-ishtar.fr/

Faites passer l'info et à Samedi !
http://www.thomassankara.net/ - http://www.associationbaraka.fr/



Pour en savoir plus
, voir le film "Sur les traces de Sankara" (assoce Baraka). http://www.dailymotion.com/video/xda48v_news
ainsi que le film « Héritage en partage »
http://www.dailymotion.com/video/xdaogi_partie-2-thomas-sankara-heritages-e_news

Voir aussi :
http://www.dailymotion.com/video/x2nm6l_thomas-sankara-2_news
http://www.dailymotion.com/video/x7yrwy_assassinat-d-un-grand-africain-sank_news
http://www.dailymotion.com/video/xdcui1_thomas-sankara-lyhomme-integre-1-3_news
http://www.dailymotion.com/video/xdcunv_thomas-sankara-lyhomme-integre-2-3_news
http://www.dailymotion.com/video/x186xp_conference-de-presse-t-sankara_news
http://www.dailymotion.com/video/x1c4rx_t-sankara-conference-de-presse-1984_news
http://www.dailymotion.com/video/x1a3uf_discours-de-t-sankara-4-aout-1987-1_news
http://www.dailymotion.com/video/x1a3uf_discours-de-t-sankara-4-aout-1987-1_news
http://www.dailymotion.com/video/x17rth_sankara-a-harlem_events
http://www.dailymotion.com/video/x4305f_actupolsankariste_news
http://www.dailymotion.com/video/x4308c_dmocratieafrique_news
http://www.dailymotion.com/video/x43070_bollorafrique_news
http://www.dailymotion.com/video/x43yds_introsank-0007_news
http://www.dailymotion.com/video/x38ck8_caravane-conference-extraits_news?start=1#from=embed
http://www.dailymotion.com/video/x43izm_nomburkina-0001_news?start=2
http://www.dailymotion.com/video/x43gn7_erreurssankaristes-0001_news?start=1
http://www.dailymotion.com/video/x43i87_4_news?start=33
http://dai.ly/aQdqYW
http://dai.ly/c391O5
http://dai.ly/ax5ZeC

http://dai.ly/c4Mt0Ohttp://www.dailymotion.com/swf/xdtiou&autoplay=1

http://www.dailymotion.com/video/x6r9zk_la-tombe-de-thomas-sankara_news
http://www.dailymotion.com/video/x9bj7f_thomas-sankara-documentaire-partie_news
http://www.dailymotion.com/video/x2y3mu_thomas-sankara-l-homme-integre
http://documentaire-streaming.net/video2223_thomas-sankara-l-homme-integre.html
et une page comme
http://www.barakalesite.com/article-baraka-studios-long-49184377.html

Voir surtout le docu "Sankara, l'homme intègre" de Robin Shuffield, diffusé sur Arte en 2006 http://video.google.fr/videoplay?docid=-1568227149281410076&ei=lMzZSdKKO43U-QaDpYHBCw&q=thomas+sankara#

et bien sur http://www.thomassankara.net/
ou encore Alpha Blondy en Concert (interdit au Faso) :
http://www.dailymotion.com/swf/xdzkl9&autoplay=1

jeudi 22 juillet 2010

En hommage à THOMAS SANKARA...

Je transmets là un extrait de la dernière édition de la newsletter dédiée à Thomas Sankara par le Collectif émanant du site www.thomassankara.net .
Voir notamment ce qui est prévu à Bidon (Ardèche), ce 23 juillet, à l'occasion du festival Afrikabidon géré par le Point Afrique.
Des images seront diffusées ici à l'issue de cette journée.


----- Original Message -----
From: Thomas Sankara newsletters
Sent: Friday, June 25, 2010 9:29 PM
Subject: nouveaux articles en ligne juin 2010

Bonjour à tous,

L'appel "Justice pour Sankara, Justice pour l'Afrique" a déjà rassemblé en ligne plus de 3200 signatures. Il faut continuer. Faites signer vos amis. Le texte est là . Vous pouvez aussi récolter les signatures sur une feuille et saisir vous-même sur le net ou nous envoyer les feuilles scannées à contactjusticepoursankara at gmail.com. Nous les saisirons nous-mêmes. Pour signer en ligne il faut se rendre à l'adresse (voir l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article866 )


L'AGENDA DES ACTIVITES A SUIVRE :

Le 23/07/2010 Festival : Hommage à Thomas Sankara à Afrikabidon (Ardèche - Point Afrique).
- 11h 18h Projection de film dont en exclusivite "Thomas Sankara, un homme qui voulait aller sur la lune..." de Christophe CUPELIN (env. 20-25 min, 1983-2010, Suisse)
- 18h conférence débat avec Bruno Jaffré, Joséphine Ouedraogo, ministre pendant la révolution à et Guy Delbrel.
- 20h Pièce de théatre : "Sankara la lutte en marche" de Carlos Ouedraogo
Voir le programme complet d’Afrikabidon du 14/07 au 15/08 à http://www.afrikabidon.com/
Lieu : l’Aven Marzal à St Remèze (Ardèche)
Contact : afrikabidon - contact@afrikabidon.com Tél : 04 75 97 20 40
En savoir plus : Présentation de "Sankara la lutte en marche"


Le 24/07/2010
Concert : Smockey en concert à Afrikabidon
Afrikabidon est un festival de débat et musique organisé par le Point Afrique
Lieu : 20h l’Aven Marzal à St Remèze (Ardèche)
En savoir plus : Ecouter le morceau de Smockey "à qui profite le crime"

- Les autres nouveaux articles mis en ligne depuis le dernier envoi :
- « Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique » communiqué de presse (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article942 ).Bruno Jaffré, 17 juin, N° 942
- Sams’K le Jah en Europe (mai 2010), médecins, concerts et débats (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article937 ). Le compte rendu d'un séjour d'une quinzaine de jours de Sams'K Le Jah en Europ
- Smockey lauréat des kora2010 dédie son prix à Lumumba, Nkrumah,Thomas Sankara et sort un nouvel album (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article936 ) Un petit billet d'humeur contre quelques journalistes mal intentionnés.


Les 4 articles qui suivent sont les résultats d'une enquête publiée dans AFRIQUE EDUCATION en mai et juin 2007 dans plusieurs numéros. Les exemplaires avaient été très rapidement épuisés. Le journaliste qui signe d'un pseudonyme avance de nombreuses pistes.. qui méritent d'être approfondis. Beaucoup d'affirmations ne sont pas référencées et pas mal de noms ont été modifiés.
- Blaise Compaoré "sauve la vie" de Thomas Sankara (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article931 )
- Blaise Compaoré, Chantal Terrasson de Fougères et l’assassinat de Thomas Sankara (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article933 )
- BURKINA : Blaise Compaoré et la coalition CIA-DGSE-Sainte Alliance (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article932 )
- Burkina Faso L’assassinat de Thomas Sankara (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article935 )


- L’Histoire n’est pas finie… Thomas Sankara, le sardon africain (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article928 ), un article extrait d'un journal français Le plan B, original dans le paysage dénonce le conformisme quand ce n'est pas la soumission, ou l'achat pur et simple de certains journalistes du paysage médiatique français.
- Por un socialismo más creíble (Español) (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article909 )
- Déclaration de la conférence pour le changement climatique de Cochabamba (Bolivie) (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article927 ) . Il s'agit de la conférecne des peuples organisés par les révolutionnaires sud-américians et de nombreuses ONG pour contre balancer la conférence de Copenhague dont les résultats médiocres.
- « Thomas Sankara : jeune président des pauvres » de Reinaldo Bolivar, vice-ministre des Relations Extérieures pour l’Afrique du Venezuela (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article926 ). L'article vaut surtout par la personnalité de son auteur qui vaut engagement du Vénézuela dans la continuité de Thomas Sankara et de la révolution burkinabè.
- ’We are heirs of the world’s revolutions’ : Lessons from Thomas Sankara by Akinyemi Adeseye (Teekay Akin) (English) (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article924 )
- « La révolution d’Août et la phase actuelle » de Babou Paulin Bamouni (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article918). Paulin Bamouni était un collaborateur de Sankara, qui a été assassiné à ses côtés. Cet article est intéressant dans la mesure oùil faut le point après un an de révolution.
- «Il principio di realtà» Di Bouzid Kouza (italiano) (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article915 )
- «Thomas Sankara: Joven presidente de los pobres» de Renaldo Bolivar (Español) (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article923 )
- Thomas Sankara, el capitán de los hombres íntegros (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article930)
- « Camarade capitaine Thomas Sankara » un hommage de Issa Belem (voir à l'adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article925 )

mardi 20 juillet 2010

18 septembre : concert "Rock sans papiers" à Bercy (source : Médiapart)

On peut réserver dès à présent sa place pour le concert "ROCK SANS PAPIERS" qui aura lieu à Bercy le 18 septembre prochain, notamment sous l'égide de Médiapart - en faveur bien sur des dits "sans papiers"... Voici relayé le message de la newsletter de Médiapart :

Mediapart est partenaire du concert Rock sans papiers, en soutien aux travailleurs, familles et jeunes sans papiers, qui aura lieu le 18 septembre prochain à Bercy.

En tant qu'abonné Mediapart, vous bénéficiez d'un tarif préférentiel à 25 € (au lieu de 29 €) jusqu'au 15 août 2010 ! Pour acheter dès à présent vos places cliquez ici : http://rocksanspapier.fnacspectacles.com/index.do
( ! Attention ! cliquez une première fois sur "réservez", puis une seconde fois sur "Réservez vos places" pour accéder au tarif préférentiel abonnés Mediapart)

Répondez à l'appel des artistes, et venez participer à cet événement
qui sera une façon joyeuse et collective d'exprimer une autre vision de la vie en république ! Et retrouver l'Edition Rock sans papiers sur mediapart.fr : http://www.mediapart.fr/club/edition/rock-sans-papiers
L'équipe de Mediapart.
ROCK SANS PAPIERS - Samedi 18 septembre 2010 à 19h00
http://www.rocksanspapiers.org/
Avec Yves Jamait, Agnès Bihl, Reda Taliani, Cali, Sinsemilia, Oxmo Pucino, Clarika, Emily Loizeau, Les Wampas, 113, Soan, Agnès Jaoui, Les Têtes raides, Cheb Bilal, Tryo, Nosfell, Abd Al Malik, No one is innocent, Daniel Darc, Jacques Higelin, Jeanne Cherhal !

lundi 19 juillet 2010

La France au Mali (ou les services consulaires français à Bamako...)

----- Original Message -----
From: Olive Montel
To: cad.bamako-fslt@diplomatie.gouv.fr ;
cad.bamako-fslt@diplomatie.gouv.fr
Sent: Monday, July 19, 2010 2:27 PM

Subject: >>> Bref message à transmettre SVP à l'Ambassadeur en place au Mali

Bonjour Monsieur l'Ambassadeur,

Je suis français de Paris. J'ai "duré" plusieurs années en RCA et au Burkina. Je connais un peu le Mali pour avoir vadrouillé en moto du côté de Mopti, Bandiagara, Ségou, Djénné, Douentza, Tombouctou etc. .Voir par exemple http://minilien.fr/a0lcid ...

Je vous suggère de consulter le lien suivant, qui dépeint la situation de "la France au Mali", comme vous aimez à titrer de la sorte votre page web http://www.ambafrance-ml.org/

Ce lien est ===>
http://minilien.fr/a0lcic
Vous verrez, c'est à la fois navrant, instructif et édifiant...

Bien à vous,
Olivier Montel,
natif de RCA et ex-coopérant au Burkina voisin (époque "Sankara")
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PS - j'hésite à mettre en copie de ce message le dénommé A.Joyandet, ex-ministre de la "coopération". En effet, celui-ci est parti "sous d'autres cieux" (sans doute en jet privé, bien entendu). Et comme il n'a même pas été "remplacé"...
Ce détail prouve d'ailleurs qu'il ne servait pas à grand-chose, sinon taper inutilement dans les caisses de l'état (...). Débur juillet 2010, il était qualifié à juste titre et avec beaucoup d'esprit de synthèse par le journal Le Monde de "missi dominici de la Françafrique sarkozienne": tout un programme. Il serait (son de cloche officiel) "remplacé " par le dénommé B.Kouchner. Il est vrai que celui-ci a sans doute pas mal de temps libre, étant donné que la diplomatie française en général (guère plus que la diplomatie française en Afrique) ne se décide nullement au Quai d'Orsay, mais, comme chacun sait, dans certains couloirs et succursalles plus ou moins occultes de l'Elysée (les Guéant, Bourgi, Parant, etc...). Du coup, je mets ces trois énergumènes en copie de ma prose, ainsi que le formulaire web de "contact" de l'Elysée, lequel ne répond d'ailleurs jamais aux messages qu'on peut y déposer (...). Allez... finalement si, soyons fou ! On met quand même Monsieur Joyandet en copie via son blog http://www.joyandet.fr/contact/
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Copie: : Monsieur Amadou Toumani Touré (président du Mali, site web), Monsieur Lodibo Sidibé (premier ministre), Monsieur Moctar Ouane (ministre des affaires étrangères), Personnels de l'Ambassade de France à Bamako, Journal du Mali, Journal L'Essor (Mali), Revue Jeune Afrique, Journal en ligne Afrik.com, journal Le Sidwaya (Burkina), Amap (Mali), Info-Matin (Mali), journal Les Echos (Mali), Hebo "Liberté" (Mali), Bi-Hebdo L'Observateur (Mali), journal L'indépendant (Mali), L’Analyste (Hebdo, Mali), Le Républicain (quotidien, Mali), Le Courrier (Hebdo, Mali), Le Malien (bi-Hebdo), Le Continent (Hebdo, Mali), Tatou le Révélateur (Bimensuel, Mali), ex journal "Devoir d'Informer", Union Nationale des Journalistes Maliens, Union des Radios et Télévisions (Mali), Association pour la Promotion de la Presse en Appui au Développement (ASPAD/ MALI), Médiapart (journal en ligne français), Réseau Malien de journalistes contre la Pauvreté et la Corruption (RMJLC/Mali), Réseau des Journalistes pour la Promotion des Droits de l’Homme (RJPRODH/Mali), CEFIB (Mali), Malijaw (La télévision virtuelle malienne) etc.
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http://humeurs-olivem.blogspot.com/
http://volatile.parigot.free.fr/

lundi 12 juillet 2010

Violences policères et garde à vue pitoyables : 1er courrier adressé ce 12 juillet 2010

Courrier adressé ce 12 juillet 2010 au sujet des violences policères pitoyables et de la garde à vue tout aussi pitoyable qui me sont arrivées le 2 juillet 2010 dans l'état de poly-traumatisé qui est le mien... Voir la liste de diffusion en infra (Organismes liés aux droits de l'Homme, personnel politique actuel, autres partis, "police" nationale, presse, médias, etc...


Le 2/7/2010 dernier, j'ai été l'objet d'une garde à vue particulièrement lamentable, inutile et assez arbitraire, comme souvent malheureusement.
Cette GAV a été précédée d'une interpellation "musclée", à l'occasion de laquelle j'ai été victime de violences caractérisées de la part de trois de vos fonctionnaires de "police", au domicile où j'habitais depuis 5 ans, dans le 14-ième arrondissement de Paris.

Il faut préciser que je sors à peine de 5 mois d'hospitalisation, suite à un très grave accident survenu en décembre 2009. Je suis donc dans état fragile : colonne vertébrale fracassée, bassin fracassé, poignet fracturé, col du fémur fracassé, tout ça broché et métallisé de toutes parts. Pour ma lente rééducation et pour ma lente rémission, j'en suis à devoir consulter tous les jours à l'Institut National des Invalides, en "hôpital de jour". Mon état ne me permet donc pas ce genre de "frasques"... et pourtant c'est bien à de tels "dérapages" auxquels se sont adonnés ces fonctionnaires de "police" le 2/7 au soir (...). Le récit détaillé de ce triste épisode est disponible en ligne à l'adresse suivante : http://minilien.fr/a0lcmp

Ce qui s'est ensuite passé durant cette "garde à vue" indigne est, malheureusement, digne des "GAV" à la française. Ainsi :
==> mes médicaments (habituels, antalgiques codéinés notamment) que j'ai demandés durant la nuit du 2 au 3 juillet m'ont été systématiquement refusés (lamentable)..
==> on m'avait dit à mon arrivée au "poste" que je verrai un médecin (chose prévue en GAV) dès deux heures du matin, : je n'ai vu ce médecin légiste que le lendemain à 10h, soit 8 heures plus tard que prévu (...).
==> enfin, ce médecin légiste (Hopital de l'Hôtel Dieu) m'a rédigé un certificat pour coups et blessures avec ITT. Ce qui est en réalité peu de chose, eu égard à mon état actuel.
==> je ne parle pas de "l'audition" avec l'OPJ de service, laquelle frisait le burlesque [voir http://minilien.fr/a0lcmp ]

Compte tenu de ces éléments (et accessoirement compte tenu du motif de cette interpellation pour laquelle il n'y avait ni trouble à l'ordre public, ni danger pour quiconque, ni même aucune espèce "d'urgence"), j'ai pour l'heure saisi la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et je compte bien me porter partie civile auprès de l'IGS, porter plainte auprès du Procureur de la République dans un premier temps, auprès du Doyen des Juges d’Instruction de mon TGI dans un second temps, même si je ne fais guère d'illusions sur ces terrains-là, dans cette douce France de 2010 (...).

Je me fais fort également de diffuser largement le récit de ce triste épisode auprès de certains médias, auprès de certains journaux (je ne parle même pas du Bigaro, bien entendu – sinon pour les faire rire), ainsi que sur différents forums et listes de diffusion.

Je n'épilogue pas sur le fait que la France, prétendument "Patrie des Droits de l'Homme", est aujourd'hui condamnée par différentes instances européennes et internationales (Cour Européenne des Droits de l'Homme, Amnesty International, etc.), entre autres choses pour la violence de ses "forces de l'ordre", pour le nombre de ses gardes à vue, pour leur caractère souvent dégradant et arbitraire, ainsi que pour l'absence de réelle assistance par un avocat lors des dites GAV (...). Sans parler de certaines enquêtes de police qui sont qualifiées noir sur blanc par Amnesty de "partiales".

La copie du courrier adressé le 13/7/2010 à la LDH est mise en ligne sur mon Blog. Cette version électronique est accessible via l'adresse http://minilien.fr/a0lcmp .

Egalement en ligne : la version électronique des images jointes dans mon courrier à la LDH, concernant mon état de poly-traumatisé du moment, images accessibles sur l'Internet via l'adresse suivante : http://minilien.fr/a0lco1 .

Je vous en souhaite bien bonne lecture et bien bon visu...
Bien à vous,
Olivier Montel

Diffusion : formulaire de contact du ministère de l'intérieur (web), sur celui de l'Elysée (web), sur celui de Matignon (web), sur ceux de l'UMP porte-paroles compris (web), ministère de la justice (web), le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, I.G.A (ministère de l'Intérieur), porte-parole du ministère de l’intérieur, différents conseillers à l’Elysée (Guéant, Louvrier, Soubie, etc.), différents personnels politiques UMP

Copie : la Ligue des Droits de l'Homme + Amnesty International + Cour Européenne des Droits de l'Homme (web)

Copie : le Point (web), l'Express, Libération (web), Le Monde, Le Monde Mag, Marianne, le NouvelObs, Le Parisien, l'Humanité (7), France-Soir, France Télévision, Mediapart, Radio France International, Le Canard Enchainé (web), Collectif "Souriez vous êtes filmé"

Copie : Député du 14° ardt de Paris Yves Cochet, Député du 14° ardt de Paris Serges Blisko, Maire du 14° ardt de Paris Pascal Cherki, Parti Socialiste (web), NPA (web), Ex-LCR; Le Parti de Gauche (web), Le Parti Communiste, Le Front de Gauche, Les Verts (web), Europe Ecologie (web), le Modem (web), Dany Cohn Bendit, Harlem Desir, Fédération Anarchiste, MG.Buffet, P.Laurent

Copie : mon entourage + mon médecin à l'INI (Hôpital des Invalides)
Pour le « fun » (de toute façon complètement inutile) : le Bigaro, Etienne Mougeotte, le Bigaro Mag

http://humeurs-olivem.blogspot.com/
http://volatile.parigot.free.fr/

Retour sur le rassemblement de soutien du 1er juillet à S.Guillon et D.Porte (images)

Nous étions de 3000 à 4000 personnes dès 18h jeudi 1er juin devant la maison de Radio-France. La préfecture n'avait accordé pour cette circonstance "hautement subversive" qu'un créneau de rassemblement d'une heure trente (...).

Les deux trublions de service se sont bien sur exprimés. De nombreux journalistes et personnels de France Inter ont pris la parole, ainsi que de nombreux auditeurs. La seule question que je me pose, c'est de savoir pourquoi il n'y a pas de mouvement de grève massif à Radio-France...

Des images en disent plus qu'un long discours. Voir toutes ces images (zoomables) en cliquant sur ce lien : http://minilien.fr/a0lcld

Olive M

dimanche 11 juillet 2010

Histoire d'une GARDE A VUE LAMENTABLE après INTERPELLATION INUTILE ET VIOLENTE (2 juillet 2010) : la mienne (récent poly-traumatisé en béquilles)...

Voici l'histoire assez consternante (et somme tout assez banale, malheureusement, si l'on en juge par le point auquel un organisme comme la LDH (entre autres) est débordée avec tous les cas de GAV de cet acabit dont elle hérite de façon incessante - NDLR) des VIOLENCES POLICIERES dont j'ai écoppé le 2 juillet 2010 au domicile que j'occupais depuis 5 ans, dans le 14-ième arrondissement de Paris. Ce récit est suivi de celui de la garde à vue lamentable, inutile et assez arbitraire qui a suivi. Garde à vue à l'issue de laquelle aucune poursuite (bien entendu) n'est engagée contre moi, en dépit des romodontades policières et des menaces d'un magistrat du "Parquet" auquel j'ai eu à faire en sortie de "GAV".



Au moment de ces violences, j'étais dans un très sale état de santé,
suite à un mon très grave accident survenu en Afrique du Sud, en décembre, et après plus de 5 mois d'hospitalisation.Pour en avoir un aperçu de mon état de "santé physique" au moment des faits, voir l'ensemble des images suivantes en cliquant sur ce lien ==> http://photos.parawing.net/gallery/fracasse

Concernant la "police", on utilise parfois l'expression "forces de l'ordre".
Il fallait voir en quoi consiste cette délicieuse expression, le 2/7 vers 20H30, quand ces gaillards très valides et très armés s'y sont pris à trois pour projeter par terre violemment puis trainer par terre violemment un type complètement fracassé, avec de la ferraille partout, juché sur béquilles (violemment confisquées) et à 75% invalide.

Tout ça pour gérer "en urgence" un cas ne présentant aucune urgence, aucune atteinte à l'ordre public, aucune atteinte à qui que ce soit et aucun danger pour qui que ce soit.
La honte.Pour l'instant seule la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) est alertée (...) pour voir quelles suites peuvent être donnée à cet épisode lamentable.

Un premier message a été envoyé chez horteFEUX (ministère de l'Intérieur), à matignon (web), à une porte-parole du même ministère de l'Intérieur, à F.Pêchenard (directeur général de la "police" nationale et grand ami du sieur Sarko), à l'élysée (web) ainsi qu'à tout l'état major de l'UMP (portes-paroles compris). Une version papier de ce courriel sera envoyé au commissariat du 14-ième arrondissement de Paris, et notamment au dénommé " geugeun" qui fait figure d'OPJ de choc (...). Et ce n'est pas fini... viendront bientôt la presse, certains médias ainsi que l'entourage de madame Xxxxxx, au besoin par voie postale (...). On peut voir ce message en cliquant sur ce lien : http://minilien.fr/a0lcny
Bonne lecture.
Olive M


Citation du jour [© Jean Cocteau] :
"Si je préfère les chats aux chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chats policiers"

France 20010 : 800.000 gardes à vue par an.
Pays dénoncé par la Cour Européeenne des Droits de l'Homme pour certaines violences policières, ainsi que pour son système de garde à vue (leur nombre, leur caractère souvent arbitraire et dégradant, l'absence de toute assistance réelle par un avocat lors de ces privations de liberté, etc.).
Pays également dénoncé par Amnesty International et même par la Cour contre la torture de l'ONU (tous renseignements sur ces points-là facilement localisables sur l'Internet - NDLR).



LE RECIT

Je réside depuis 5 ans sous le même toit que mon fils Tom, au 11 rue Baillou. Ce sur proposition de la mère en mars 2005, dont je suis pourtant divorcée depuis 2002. Je sors de 5 mois d’hospitalisation suite à un très grave accident datant de décembre 2010 (voir http://minilien.fr/a0lcmq ). Cela faisait 5 semaines que j’avais réintégré l’appartement en question, où l’ambiance à mon égard était de plus en plus délétère. Aucune aide, atmosphère invivable, des bâtons dans les roues ou plutôt dans les béquilles, bref c’était devenu un enfer, surtout pour quelqu’un dans mon état de poly-fracassé sensé retourner chaque jour à l’Institution National des Invalides (INI) pour suivre ses soins médicaux de rééducation en « hôpital de jour ». Je n'épilogue pas, j'en viens aux faits.


LES FAITS

Le 2 juillet, vers 17h - je devais sortir pour consulter mon médecin généraliste. La mère de mon fils me menace et me dit : « Tu sors, tu ne reviens pas ». Dans l’instant, j’ai mis ça sur le compte d’une nouvelle esclandre, j’ai laissé tomber la neige et il fallait bien que j’aille voir mon toubib qui réclamait les résultats de mes dernières analyses.

17h15 je remonte : la porte est condamnée, un serrurier s’affaire pour changer les serrures. Je me dis que profiter d'une visite chez le toubib du poly-fracassé de service... voilà un nouvel exemple de l'élégance à la sauce typique "Xxxxxx"... Je demande à parler à mon fils. Dix minutes de palabres pour pouvoir lui parler autrement qu'à travers la porte. Il finit par l'ouvrir, la porte. Naturellement, j'en profite pour rentrer et pour réintégrer la piaule où je suis discrètement confiné depuis plusieurs semaines, depuis que je suis ressorti de l’hôpital. Quelques minutes plus tard, madame Xxxxxxelle appelle les flics, non sans prendre soin de dire à mon fils (accessoirement le sien) de déguerpir et d’aller voir ailleurs ce qui s’y passe (…). Je n’ai pas connaissance de la teneur de la conversation téléphonique Xxxxxx / flics. Je ne sais pas ce qu’elle a pu inventer et leur raconter pour qu’ils fassent preuve d’une telle célérité. Toujours est-il qu’ils sont arrivés à trois en l’espace de dix minutes. Il est parfois rassurant de voir à quel point les forces de l’ordre sont efficaces et font preuve de diligence dans ce pays, surtout pour un cas ne présentant aucune espèce d’urgence, aucun trouble à l’ordre public, ni aucun danger pour quiconque. Au moins sommes-nous sur de savoir avec quel discernement sont utilisés nos impôts (…).

Pour une parenthèse (couleur "caca") plus personnelle concernant à ce stade l'attitude psycho-policière de madame Xxxxxx, commanditaire de l’opération : voir le renvoi tout en infra en cliquant là sur l'astérisque.

Voici concrètement ce qui s’est passé au 5-ième étage du 11 rue Baillou, le 2 juillet entre 17h40 et environ 21h00, concernant la « police », que je préfère appeler ici les « forces de l’ordre », tant il est vrai que cette "police" ne se comporte pas toujours de façon très… policée (doux euphémisme).


LES FLICS EN QUESTION : c'est sans doute pour ce genre d'authentique exploit qu'on les appelle les "forces de l'ordre". Elles sont parfois d'une "force" étonnante. Pour virer manu-militari un mec tout fracassé de partout, plein de broches métalliques, en voie de lente rééducation et sur béquilles, il faut le courage et la bravoure de trois gaillards de flics armés jusqu'aux dents. C'est d'une force "étonnante". C'est sans doute aussi pour ça que ces mêmes "forces de l'ordre" n'osent même plus mettre les pieds dans bon nombre de "cités" et autre zones dites pudiquement "quartiers sensibles"... là même ou les "atteintes à l'ordre public" sont en l'espèce bien réelles…

C’est ce que je leur répète à plusieurs reprises. J'use parfois d'un ton assez assez caustique pour faire état du fond de ma pensée. Dans le même temps, je vais hériter d’insultes du genre « beau parleur », « débile mental », « arriéré mental », « parasite de la société » et autre « trou du cul », etc.. etc… Autant d’éloges qui constitueront un agréable divertissement, mais dont je ne pourrai pas trop rire car en ce moment j'ai les lèvres gercées (...).
Ces trois cow-boys ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde. Le premier est plutôt mesuré, il n’interviendra quasiment pas pour jeter de l’huile sur le feu. Le second est un flic labellisé « flic » dans toiute sa splendeur, c'est à dire dans le mauvais sens du terme. C’est de lui que viendront finalement insultes et tutoiement. C’est aussi lui qui se montrera in-fine le plus violent, y compris de façon doublement gratuite c'est à dire une fois que je serai hors de l’appartement. Le troisième est dans la médiane, mais prend un malin plaisir à me faire des leçons de morale sur ma vie privée et post-post-conjugale, alors même que cela ne le regarde pas. Je ne me prive d’ailleurs pas de le lui faire savoir, et lui demander à mon tour des nouvelles sur sa situation du moment en la matière (…).

Les palabres vont durer deux heures et demie. Je prends évidemment soin de leur détailler quelle est ma situation médicale, après 5 mois d’hospitalisation. Je ne me gêne pas du tout pour leur faire savoir ce que je pense de la méthode et du caractère inutile et hors de proportion de cet épisode. Propos parfois dérisoires, scènes qui frise parfois le burlesque. Pendant ce temps là, les caïds cavalent à Sevran, aux Tarterets et du côté de la cité des 4000...

A chaque fois que je prononce le mot « flic », ces messieurs s'insurgent et me corrigent rectifiant par le vocable « policier ». Je me contente de souligner que ma sémantique est celle de utilisée au quotidien par 90% des gens. Bon, inutile je pense de détailler ici la teneur de ces tous ces échanges échanges.

Dans le même temps, madame Xxxxxxse donne le beau rôle de façon cynique et dérisoire, en promettant de me laisser par la suite l’accès pour récupérer mes effets personnels. Elle se livre aussi à cette douce pantalonnade pour faire de la lèche auprès de ses trois sbires fonctionnaires. J'insiste aussitôt sur le fait que c’est bien entendu de l’intox. Personne ne pensera à lui demander de coucher ses belles paroles par écrit, et surtout pas ses trois sbires fonctionnaires (…). Pour l’anecdote : la suite me donnera raison. Un seul exemple : la semaine suivante , il me faudra batailler 3 jours pour récupérer de simples fiches de paie nécessaires à la recherche d’un logement (…)

Puis il y a eu aussi ce sketche ridicule des "lunettes" de madame Xxxxxx. Mi-juin, celle-ci s'était amusée à me détruire mes lunettes de vue (cout des nouvelles : presque 1200 €).
Donc ce soir-là, ambiance plutôt électrique et je ne résiste pas au "plaisir" de lui faire savoir ce que j'en pense, devant même ses sbires de flics d'un soir, en fracassant une paire de loupes ou "fausses lunettes" de lecture (les trucs à 3 zorros en pharmacie).
Dans le quart d'heure qui suivra, 2 des 3 flics feront le forcing pour la convaincre de porter plainte contre moi pour cet acte décidément terroriste hautement répréhensible (...). Il est vrai que dans la France de 2010, on porte désormais plainte pour un "oui" ou pour un "non"... Mais disons que cette scène est symptomatique du manque de discernement et de la cécité (c'est le cas de le dire) de ces fonctionnaires de "police" (...). Si tout ce cirque est très policier, en réalité ça n'est guère policé.

A plusieurs reprises, madame Xxxxxx brandit fièrement à ses sbires de flics son mémorable acte de divorce remontant à la St Glin-Glin, ainsi que le titre de propriété appartemental légué par son papa. Ils regardent ça d’un air à la fois très impressionné... et manifestement très envieux (…)

Dans ce même laps de temps, j’essaie de réunir mes effets personnels les plus urgents, notamment tout ce qui est d’ordre médical compte tenu de ma situation de semi-invalide du moment (médocs, calmants, notamment). Les flics font du harcèlement pour que j’accélère la cadence. Si je les écoute, je sors de là avec ma carte bleue, ma brosse à dent et ma b..e sous le bras (…). Du Grand Art.

Il faut même leur demander « pardon » quand on veut passer avec les béquilles dans l’embrasure d'une porte et changer de pièce. De mon côté, je ne fais pas forcément preuve d'une féroce empressement pour préparer tout ça. C'est vrai que quelque part, ça m'amuse assez de les tourner en bourrique. Je stationne dans cet appartement où j'ai été "aimablement" convié en 2005, et dans mon esprit, je le confesse humblement : je ne suis plus à une heure près.

Je contacte mon frère qui est domicilié à plus de 80 kilomètres. Nous sommes un vendredi soir, il fait beau, les abords de Paris sont « blindés ». Il sera donc long à parvenir sur zone. Assez clairement, les flics comptent sur son passage pour débloquer la situation. Puis, au bout d’une heure, ils m’interdisent l’accès à la chambre où sont encore stationnées certaines choses auxquelles je n’ai possiblement pas pensé, notamment un permis de conduire et certains médicaments antalgiques prescrits par les toubibs. Cela n’est pas de nature à détendre l’atmosphère.


Pour être honnête : je me dis que quitte à jouer cette politique dérisoire et cynique, hautement policière et hautement ridicule inutilement orchestrée par madame Xxxxxx, autant aller au bout de sa propre logique, quelque part. Pour que la « chose » soit cohérente, autant que tout le monde joue le jeu et que tout le monde prenne ses "responsabilités" (si l'on parler de "responsabilités" sur un terrain aussi minable - ndlr). Du coup, j'essaie de jouer mon rôle au mieux (le rôle principal, un véritable honneur !). Même si ce spectacle est complètement inutile et oscille entre psychodrame et tragi-comédie.


Vers 20h mon frère arrive. Cela ne débloquera rien du tout. Il ne trouvera pas les mots justes pour me convaincre de faire profil bas et d’obtempérer benoîtement aux injonctions policières des trois flics, qui ne sont que la transcription de l’imbécile et indécente provocation de madame Xxxxxx. Gilles commence par applaudir la mère de son neveu, joignant le geste à la parole. Et de la féliciter chaudement pour l'aimable constance de son comportement et de ses agissements ces derniers mois.

Vers 20h30 les flics contactent par téléphone leur supérieur hiérarchique au commissariat de Paris 14 pour lui demander le feu vert afin de « procéder en force » (sic).

Vers 21h les trois flics me privent violement de mes deux béquilles, me projettent au sol plutôt violement. Les mauvais traitements commencent. Tout le monde peut en profiter dans l’immeuble, étant donné les douleurs que cela m’occasionne, notamment à la hanche et au dos, pleins de métal et encore en voie de consolidation. Les insultes pleuvent. Je me débats et je me défends comme je peux. Une fois au sol, je suis plusieurs fois soulevé puis secoué de bas en haut comme un prunier. Ils me taxent de rébellion et de tentatives de violence. En fait, même dans l’état où je suis, je me débats comme je peux.
Du coup (si j’ose dire), la suite est encore pire. Je suis trainé violement au sol sur plusieurs mètres, ils me font des clé de bras qui me font super mal au dos et au poignet dont le scaphoïde est tout fraichement consolidé. La chose va durer après que j’aie été expulsé de l’appartement. C'est donc doublement gratuit. Ils cherchent alors à me relever. Je réclame les béquilles, en vain. Ils tentent de me forcer à marcher sans, y compris en me poussant. Puis je suis re-plaqué au sol. Comme je continue de m’insurger, ils tentent de me passer les menottes. Là ça sera le pire. Je ne détaille pas les douleurs sur le poignet fracturé. Ils s’y prennent n’importe comment avec leur menotte.

Quand je leur dit qu’on ne leur a même pas appris à passer des menottes proprement dans leur école de flics, ça les rend fous, notamment l’un des trois : le plus furieux. Il craque et passe enfin au tutoiement, puis aux insultes. Il me strangule violement et secoue à nouveau de haut en bas, y compris en me cognant au sol. Je suis pressé sur le sol. Le blaireau-furieux est à cheval sur mois. Je sens le matériel métallique que j’ai dans la colonne vertébrale se plaquer et se presser sur le parquet de la cage d’escalier. Là, j'avoue avoir eu peur. Ce fonctionnaire de "police" pète un câble : il perd complètement les pédales ! Il menace alors de me « casser la gueule » (sic). Je lui réponds qu’il est décidément d’un courage incroyable de s’acharner sur un poly-traumatisé à 75% invalide. A plusieurs reprises, je répète que tout ça est désormais inutile, puisque je suis hors de l’appartement. Mais deux heures de haine se sont accumulées à l’intérieur de l’appartement, et à présent ils se défoulent.

Un voisin du quatrième est monté, alerté par les cris. On lui signifie de redescendre par le classique « Circulez, y’a rien à voir » (…). Même une fois dans l’ascenseur, le plus furieux des 3 flics continue de me stranguler au niveau cou et de me serrer le kiki, alors que ça ne sert plus à rien. Il fait manifestement une fixette sur mon tee-shirt, qu’il a cherché à mettre en pièces. C’est un tee-shirt à l’effigie du GISTI est marqué : « Liberté de circulation – Groupe d’information et de soutien aux immigrés » (…). Je lui demande en rigolant si c’est ça qui le dérange. Pas de réponse.
Une fois au RdC, ils chercheront à nouveau à me forcer à avancer sans béquilles, pour atteindre la porte. Ce n’est qu’à la sortie de l’immeuble qu’on me rend mes cannes, pour accéder à la bétaillère des flics. On me signifie que je suis embarqué au poste pour mise en garde à vue. Accessoirement, mon frère a fait 170 bornes A/R pour rien. Il est furieux. Je discute alors 10 minutes pour réclamer mon coussin médical prescrit à l’hôpital, sans lequel je ne peux pas rester assis plus de 5 minutes. Ce coussin ne me sera restitué qu’une heure trente plus tard, au poste, où je suis contraint de rester debout sur mes deux béquilles.

Je ressors évidemment de là complètement rincé, dans un état lamentable.


Il est clair que j‘ai fait « un peu durer le plaisir », au cinquième étage, rue Baillou. D’aucuns diront bien sur qu’ils ont fait preuve de trop de « patience ». C’est notamment ce que me dira leur chef, au commissariat du 14-ième – un dénommé « geugeun », le brillantissime shériff qui a donné son « feu vert » à ces courageuses brutalités (euphémisme). Mais pour moi, que ce soit des violences policières gratuites sur un trois-quart-invalide au bout de 10 minute ou des violences policières gratuites sur un trois-quart-invalide au bout de 2h30, ça ne change pas grand-chose : les douleurs sont les mêmes, les traces sont les même et surtout le risque potentiel était le même. In-fine, la honte sur la tête de ces mecs-là est la même, ainsi que la honte sur la tête de madame Xxxxxx, bien entendu.

Dernière image (ici couleur "caca") : madame Xxxxxxqui pleurniche devant les voisins attroupés et descendus en bas de l’immeuble. Pour se donner en spectacle, pour jouer la victime, pour se faire plaindre (…). Elle qui est d'origine napolitaine, elle se livre là à un morceau de bravoure sur le terrain de la Comedia dell'Arte... Pathétique.


ARRIVEE AU « POSTE » VERS 22H. Fouille de rigueur, on me prive de mes bagages. Ces messieurs cogitent 10 longues minutes pour savoir si je peux rester avec ma semelle orthopédique moulée côté pied droit suite à mon accident. Au bout d’une heure, on me restitue mon coussin médical. Là aussi : dix minutes de palabres pour savoir si j’ai le droit de la garder. Il farfouille méticuleusement dans le coussin médical à aire pour voir s'il ne serait pas possble d'y déposer quelques bâtons de TNT (...). J’essaie d’envoyer subrepticement un SMS pour prévenir quelqu’un et lui éviter de s'inquiéter sur mon cas. Mais je suis vite « rattrapé par la patrouille ». Comme si un SMS pour prévenir quelqu’un attentait à la sécurité du commissariat ou au secret de je ne sais quelle « enquête ». Grotesque.

On refuse se me restituer mes lunettes de vue. On ne sait jamais : des fois que l’envie me viendrait de me suicider dans ma chambre cinq étoiles avec une paire de lunettes… Au demeurant, durant ces 18 heures passées en GAV, on me demandera de signer une bonne dizaine de documents divers et variés, et je n’en signerai pas un seul. Arguant tout simplement du fait que je n’ai pas mes lunettes, et que je ne signe pas ce que je ne peux pas lire (…).
Etonnant, non ?

Comme le veut le protocole, on me demande à qui je veux faire téléphoner. Je mentionne une amie. Refus. Donc je n'appellerai personne. Je me dis que de toute façon mon frère est déjà au courant, puisqu’il a assisté à la fin de la scène.

VERS 23H30 : DESCENTE EN CELLULE
Il y fait 35 degrés. Aucune aération. Aucune ventilation. Ça pue la pisse. On me dit que je verrai un médecin vers deux heures. Privé de béquilles, des fois que j’essaierai de me trucider avec en les avalant, sait-on jamais… En revanche, après moultes palabres, ils me laissent mon coussin médical. C’est grâce à cette seule "faveur" (si l'on peut s'exprimer ainsi) que je pourrai quand même me soulager un peu le dos en m’allongeant dessus. Autant de mansuétude, la chose frise la bonté : je me dis qu'il règne décidément un certain "laxisme" dans les commissariats de police parisien (...)

SAMEDI, UNE HEURE DU MATIN : L’AVOCAT COMMIS D’OFFICE

La classique et inutile « comédie » de l’avocat en GAV. En montant voir cet avocat commis d’office (le mien reste injoignable), je vois madame Xxxxxx assise dans l’entrée du commissariat. Elle détourne la tête. Elle m'évite du regard. Elle n'est même pas capable d’affronter mon regard. Elle est accompagnée de son amie de 25 ans, une dénommée sylvie rosentruc et qui se targue de travailler dans un cabinet d’avocat (…), accourue pour la circonstance et pour la soutenir dans cette situation ôôhh combien difficile (pour elle). Elle aussi évite mon regard. Dans un sens, la scène est assez folklorique (...). C'est sans conteste la seconde image la plus pathétique que je retiens de cette soirée (...)L’avocat : 25 minutes de discussion, pour des choses assez basiques et peu utiles, déjà connues (mes droits triviaux, la suite des opérations, etc.). De toute façon l’avocat en garde à vue ne sert à rien, c’est bien connu : même les flics le disent et parfois même en rigolent (…). L’avocat n’a même pas accès au dossier, il n’est là qu’une demi-heure et n'assiste même pas le prévenu lors de son audition avec l'OPJ. C’est d’ailleurs l’un des points sur lequel la GAV à la française est épinglée par différentes instances européennes et internationales. Et, sauf erreur, la France est le seul pays européen à procéder de la sorte en cas de privation de liberté. L’avocat commis d’office que j’ai devant moi le dit d’ailleurs lui-même.

VERS DEUX HEURES TRENTE DU MATIN : AUDITION CHEZ L’OPJ.
L'OPJ : un dénommé "guegeun". Je préfère ne pas décrire en détail le profil de l'énergumène en question, ni le zèle qu'il affiche. L’audition va durer une heure trente, là où ça aurait pu durer une demi-heure, si l’OPJ avait daigné transcrire normalement sur son PV d’audition ce que j’avais dit. Et s’il n’avait affublé le dit PV de questions totalement rocambolesques qu’il ne m’avait même pas posées – et auxquelles je ne daignerai même pas répondre par la suite (sur ma vie privée, notamment).

D’entrée de jeu, je lui fais remarquer que son bureau est aéré, qu’il y fait bon et que ça ne sent pas la pisse. Réponse : « Et vous voulez pas la clim, non plus ? ».
Je réponds : « Bahhhh, soyon fous ! On peut toujours rêver, avec tous les impôts qu’on paie… ».
Pas de bol pour moi : avec cet OPJ, j’ai manifestement fait mauvaise pioche (à supposer qu'il en existe de bonnes - ndlr). Partial, expéditif et sans aucun discernement, avec en plus « la pointe de provoc’ qui va bien ». Il se caricature lui-même. Avant même de m’avoir reçu, la cause est déjà entendue. Pour lui « les faits sont avérés ». Il fait mine de poser des questions auxquelles il s’est en fait déjà concocté les réponses. Tout est déjà plié. C’en est presque drôle. Ce qu’on appelle pompeusement « la présomption d'innocence », c'est pour les chiens. Comme d’habitude, seule la parole hautement "assermentée" de ses collègues flics vaut parole d’Evangile (…). Question à deux balles : je me demande donc pourquoi il m’a fait venir (…).
Quand la réalité dépasse la fiction : l’audition se résume en une sorte de duel de phrases caustiques de part et d'autre, lors duquel cet OPJ cherche à faire ce qu’il considère comme étant de « l’humour ». Mais là aussi, c'est assez consternant.

Cet OPJ essaie de se contenir, mais il a du mal. Beaucoup de mal. L'effort est surhumain. Le rictus ne trompe pas. Au-delà de son "humour" à trois sous deux ronds, s'il pouvait me flanquer une bonne raclée sur mes 2 béquilles dans le dos de ses supérieurs, il ne s'en priverait pas. En tous cas, c’est l’impression que ça donne. Accessoirement il joue les gros bras et se vante en insistant sur le fait que si lui-même avait pris part à l'illustre commando du GIGN sauce « Xxxxxx» ayant fait irruption rue Baillou à 17h40, eh bien ça ne lui aurait pas pris 2h30 heures pour « passer aux choses sérieuses » (dixit).
Mais plus largement, cet "OPJ" mélange tout. Il passe allègrement du coq à l'âne (surtout à l'âne), avec une aisance déconcertante. Bizarrement, il ne me parle absolument pas du grief pour lequel je suis sensé être là (ndlr - ce qui s’est passé avec ses collègues et subordonnées). Il s’embarque dans des histoires assez capillo-tractées concernant madame Xxxxxx et ma vie privée (y compris très lointaine). Il vient fourrer son nez de fouille-merde dans mes histoires privées post-conjugales remontant à plus de 10 ans (!!!). Toutes choses qui en réalité n’ont aucun rapport avec le contenu du PV de GAV pour lequel je suis là. J’hallucine. Et je lui fais savoir.

Tout y est passe. Pour dire : il en vient même à des délires sur l’INSEE (où je travaille) et sur les statistiques que l’on y fabrique. Apparemment, ces statistiques ne lui conviennent pas : il fait une fixette obsessionnelle là-dessus. Du Grand Art. J'ai pourtant pris soin de souligner qu'à l'INSEE, on ne traite pas des chiffres sur la délinquance ni même du fameux « sarkomètre » (...). Mais bon, pas moyen de le calmer avec ses histoires ahurissantes anti-statistiques et anti-INSEE...

Et de me dire pompeusement au j'aurais (sic) un "problème avec l'Autorité" (avec un grand "A" comme "Arbitraire"). Je lui réponds que je n'ai aucun problème avec l'autorité en tant que telle, mais que pour des raisons de salubrité mentale j'ai effectivement un problème avec son "Autorité" à lui, ainsi qu'avec "l'Autorité" de ses trois sbires étiquetés "police nazionale" qui ont fini par se défouler sur un mec poly-traumatisé, pour ainsi dire en kit, et juché sur béquilles (...). De même que j'ai eu un problème "d'Autorité" il y a deux ans et demie avec une petite collègue fliquette à lui (du même commissariat) qui s'était permise de me tutoyer d'entrée de jeu dans la rue en me demandant mes papiers (...), fliquette à qui je ne m'étais pas gêné pour répondre : "Chère Madame, puisque vous me tutoyez ainsi, je ne vous donne rien du tout, vous pouvez toujours vous brosser" (...)

Vers trois heures du matin, je réclame un verre d’eau car je suis complètement déshydraté. Premier refus.

L’OPJ se targue d’un air malin (au sens éthymologique du terme) et sibyllin d’avoir auditionné juste avant moi la commanditaire des glorieux faits d’armes policiers du soir : la dénommée madame Xxxxxx. Ça, vu la teneur de ses propos complètement hors-sujet par rapport aux griefs figurant sur le PV d’interpellation, je l’avais compris. Clairement, celle-ci lui a débité ses âneries du moment sur mon compte. Et comme ça lui arrive épisodiquement depuis 15 ans, elle a cherché à me faire passer pour un fou-furieux maniaco-dépressif profond. Je comprends qu’elle s’en est également prise à mes relations du moment avec mon fils Tom. En les décrivant de façon apocalyptique, comme il se doit. Une fois de plus, madame Xxxxxx ne se sera pas privée d'instrumentaliser son propre fils pour ses manœuvres d’intox. Comme elle le faisait il y a dix ans déjà lors de notre divorce (…).

Ainsi donc, ce "gueuguen" d'OPJ se targue de faire "l'humour". Mais quand je lui dis d’un air amusé : "Je n'ai pas même tenté d'utiliser mes 2 béquilles pour assommer vos 3 collègues de flics armés de flingues et de matraques...", alors là il prend la chose le plus sérieusement du monde, prend la mouche en me demandant d'un air sentencieux : "Que voulez-vous dire, par là ? Pourquoi vous empressez-vous de dire ça sans même qu'on vous ait parlé de vos béquilles ?" (sic). C'est dire le niveau du "sens de l'humour" de cet aimable bout en train...
Bien entendu, j'ai droit à la sempiternelle menace, du genre "Savez-vous qu'une GAV de 24h peut être prolongée à 48h ?". C'est le type de chantage qu'ont fait même à un polytraumatisé monté sur béquilles, et qui se trimbale encore avec son coussin médical pour pouvoir poser son cul et son bassin tout fracassés. Tout ce que je trouve à lui répondre, c’est ça : « Vous savez, depuis que j'ai failli passer entre 4 planches ou failli finir sur un fauteuil roulant en décembre dernier, c'est le genre de "menace" dont je me tamponne allègrement le coquillard ». No comment.

Le bouclage de mon PV d’audition sera interminable. Un véritable harcèlement. Il y a plusieurs phrases de mon cru que l’OPJ refuse obstinément de consigner. En outre il y invente des questions saugrenues qu’il ne m’a jamais posées, dont certaines sont complètement hors sujet, tiennent de la divagation mentale pure et simple, voire d’une sorte de diffamation insidieuse sans aucune preuve tangible, du genre (de mémoire) : « Vous rendez-vous compte que votre attitude de ce soir envers madame Xxxxxx est à l’image du traitement que vous lui avez infligé depuis 4 ans ». Cette question délirante, 120% fantaisiste et complètement hors sujet, il ne m’avait même pas posée... Ces allégations grotesques ne se basent sur aucun élément "tangible" autres que les racontars que madame Xxxxxx est venue vomir et colporter sur mon compte, une heure plus tôt. Par surcroît, cet OPJ refuse de consigner ma réponse qui est simplement : « Je n’ai infligé aucun traitement particulier à madame Xxxxxx depuis 4 ans. Bien au contraire, j'ai toujours scrupuleusement laissé tomber la neige quand elle faisait ses crises d'hystérie et se livrait à ses tentatives de provoc' comme celle à laquelle elle s'est encore livrée le 2/7 vers 16h55. Encore plus fort : c'est au contraire elle qui me traite comme une sous-merde depuis que je suis sorti de mes cinq mois d’hospitalisation à temps complet ». Je refuse donc de signer, d’autant plus que je n’ai toujours pas mes lunettes de vue.
Un quart d’heure plus tard, ils ont enfin retrouvé mes lunettes. Comme dirait la pub : "Vous n'imaginez pas tout c'que la police nazionale peut faire pour vous...". L’OPJ daigne faire quelques corrections, pour une nouvelle relecture. Même topo, je refuse toujours de signer ce document qui reste lacunaire. Puis re-re-belotte : re-re-corrections, re-relecture : in-fine re-même topo.
Sur la fin de l’audition, je réclame à nouveau un verre d’eau. Second refus.
Du coup, je dis que je n’ai plus rien à dire et que je répondrai plus à rien. A ce stade il craque et porte rageusement la mention : « refus de signature ». Et de facto l’audition s’arrête là. Non sans que l’OPJ me menace à nouveau en disant : « Savez-vous que le refus de signature conduit souvent à prolonger la GAV de 24 à 48 heures ? ». Je me contente de lui répondre qu’il est 3h30 du matin, et que ses collègues m’avaient annoncé à 11 heures que je verrai un toubib vers deux heures du matin.Seule réponse : il en a marre, il veut aller dormir.
Je lui souhaite « bonne nuit », « bon lit » et « bon matelas ».
Sa réponse : « Chacun sa merde ».
Cet aimable OPJ est décidément un comique troupier de première (...). Rideau.

LE RESTE DE LA "NUIT" EN CELLULE
De dimanche 3h30 du matin à dimanche 10 heures du matin, j'ai réclamé 3 fois mes médicaments (antalgiques codéïnés pour calmer le dos et le mal aux reins occasionnés par les violences de hier au soir). En vain.
J’ai pourtant ces antalgiques codéïnés dans mon sac, à l’étage, juste au-dessus. Ce sont des médicaments que je prends depuis plusieurs semaines et qui m’ont été prescrits par le médecin chef Lafaille de Micheaux et le docteur MC.Goupy, de l’Institut National des Invalides. Mais rien n’y fera. Refus gratuit, mais refus total. Bien entendu pas question de fermer l’œil sur cette magnifique banquette en béton. D’autant que la cellule est éclairée, puisqu’il y a l’une de ces fameuses « vidéos de surveillance » si chère à ce cher Monsieur HoirteFEUX (…). Le bouton prévu pour appeler quelqu’un en cas de besoin ne fonctionne plus. On me dit que dans ce cas il faut « faire des grands gestes devant la caméra » (sic). Souriez, vous êtes filmé ! Je l’aurais bien fait à l’aide de mes béquilles... Las, même mes béquilles me sont confisquées, ce qui m'obligera pour ainsi dire à ramper si l'envie me vient de me vider la vessie (chose en fait peu probable, car avec 35° dans la cellule, tout s'évacue à grosses gouttes par sudation…).

Samedi, 10h : visite chez le médecin à l’Hôtel Dieu
Cette visite a lieu 8 (huit) heures plus tard que ce qu’on m’avait « promis » à mon arrivée dans le bunker policier du 14-ème. Entre-temps, j'ai eu tout le loisir de douiller, au niveau de ma colonne vertébrale et de mon dos. J’avais vaguement imaginé pouvoir être transféré dans un lieu médicalisé au lieu de devoir m’allonger sur une banquette en béton, compte tenu de mon état (…). J’avais rêvé. Il y a des fois où je suis plutôt naïf, comme garçon... Cette fois-ci, ils ne me passent pas les menottes. Mieux encore : ils me laissent les béquilles pour pouvoir me déplacer. Je me dis que c’est presque dommage : j’aurais pu tenter d’y aller à cloche-pied, ça nous aurait faire rire un peu…

Un élément un peu « dérangeant » est par définition un « fou »

Durant mon « audition », l’OPJ avait pris un malin plaisir à mettre en doute ce qu’il appellait pompeusement ma « santé mentale ». Et de me demander « si mes problèmes étaient dus à mon état physique ou à mon état mental » (sic). Grosse ficelle bien connue qui est utilisée depuis des lustres dans ce genre de milieu et dans ce genre de situation (...). Après avoir séché une heure durant dans une cellule de l’Hotel Dieux en compagnie d’une bonne dizaine d’autres personnes (heure passée par terre pour pouvoir m’allonger et soulager un peu mon dos – ndlr), j’ai l'agréable surprise de découvrir que l’OPJ m’a parachuté chez un… psychiatre.

Résultat des courses : au bout de trois minutes de discussion, cette psychiatre de l’AP-HP me dit : « Monsieur Montel, vous ne présentez aucun signe d’inquiétude d’ordre psychiatrique ». Je ne sais pas pourquoi l'OPJ vous a envoyé là. Mais sachez que vous n'êtes pas le seul dans votre cas ».
==> Désolé monsieur l'OPJ "Geugeun", pas de bol. Apparemment c’est plutôt vous qui seriez à expertiser… C'est ballot, hein ?

UN CERTIFICAT POUR COUPS ET BLESSURES

Du coup (si j'ose dire), on m’envoie chez un généraliste. Après examen de mon dos (traces à hauteur de la cicatrice post-opératoire de janvier) et surtout de mon poignet (hématome et gonflement à la hauteur du scaphoïde fracturé en décembre, opéré en janvier et déplâtré début avril), LE TOUBIB LEGISTE ME DELIVRE UN CERTIFICAT POUR COUPS ET BLESSURES, AVEC I.T.T DE 3 JOURS. Elle ne m’en donnera pas copie, et j’oublierai de lui demander. Personne ne m’en donnera copie par la suite, du reste. Je ne connais même pas le nom du toubib (…). Trois jours, ce n'est pas seulement que je trouve ça "petit" compte tenu de la situation. C'est aussi (si je comprends bien) que ça met les pouvoirs "publics" à l'abri d'un recours de ma part en correctionnelle. A suivre...

Samedi midi : direction « Le dépôt », Ile de la Cité.

On a décrété que je vais avoir à faire à une magistrate pour ce qu’ils appellent un « rappel à la Loi ». Après avoir eu à faire durant des lustres au fameux parquet ["parquet <==> "lustre"... Humour !] de madame Xxxxxx qu’il ne fallait surtout pas micro-rayer sous peine de psychodrame, d’hystérie et de maniaco-tragi-comédie, j’ai ici à faire au « Parquet » (l’autre, avec un grand « P »).

Durant deux heures, on va me trimbaler d’une cellule à l’autre sur mes deux béquilles, d’un dépôt à l’autre sur mes deux béquilles, d’une salle à l’autre sur mes deux béquilles, avec à chaque fois fouille et contre-fouille, puis fouille à nu (complètement inutile puisque j'étais déjà "aux mains" de la police depuis 16 heures - mais nécessaire, sinon c’est pas rigolo !). On n’imagine pas la longueur des corridors qui courent sous ce palais de « justice ». En tout, j’ai bien du faire deux kilomètres sur mes deux béquilles. Notamment l'A/R pour aller voir la magistrate. Durant ces deux heures, j’ai réclamé deux fois un verre d’eau. Deux refus.
15 heures, la "magistrate"

Pour elle aussi, les faits sont « avérés » (rébellion et tentative de violence sur personnes dépositaires de l’autorité etc. etc. Bien entendu elle me profère des menaces très sentencieuses en cas de « récidive ». Pour elle aussi, c'est l'histoire d'un mec poly-fracassé, plein de métal partout, qui sur ses deux béquilles a cherché à casser la gueule à trois flics bien valides et surarmés (...). Mais en fait aucun véritable « rappel à la loi » ni aucun rappel à aucun texte quelqu’il soit. Suivent des menaces très immédiates, si je continue à l'ouvrir un peu trop. Quand je lui demande d’en air entendu ce que je vais faire des 3 jours d'ITT qu’un médecin légiste de l’AP-HP m’a signés à l’Hôtel Dieu, elle me répond que je fais "ce que je veux avec l’IGS". Je me permets de sourire et de lui dire qu’il est de notoriété publique qu’en France, l’IGS, ça revient peu ou prou à « pisser dans un violon » (sauf cas gravissime avéré). Elle se montre alors de plus en plus menaçante et me promet une "mise en comparution immédiate, si je continue". Je préfère m’en tenir à un sourire en coin. Dans l'état où je suis, je n’ai pas les moyens de cette politique.

16 HEURES, SORTIE
Il me faut encore une heure pour m’extraire de là, avec mes dix kilos de bagages sur mes deux béquilles, de salle en salle, de contrôle en contrôle, d’escorte en escorte. En sortant de là : d’abord un sentiment de dégoût, puis une immense impression de gâchis et d'injustice. Quand on voit comment le citoyen lambda est traité par cet appareil-là, il ne faut pas s’étonner que les flics soient de plus en plus impopulaires… Désormais, je suis devenu un peu parano : quand je vois des flics sur un trottoir, je traverse la rue et je change de trottoir.

Les agents de "police" (certains, pas tous) sont autrement plus attentatoires à la sécurité du citoyen lambda que les 1500 porteuses de burqa pour lesquelles on nous bourre le mou depuis des mois... lesquelles porteuses de burqa ne sont dénoncées ni par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, ni par Amnesty International (...).

Dans la même veine : le caractère abusif et arbitraire de bon nombre des 800.000 GAV enregistrées en France en 2009 est autrement plus attentatoire à la sécurité et à la liberté du citoyen lambda. La France est le seul pays européen "phare" où l'on peut être privé de liberté sur seule décision policière, sans qu'aucun juge ni aucun magistrat n'ait été saisi de quoi que ce soit... Les GAV ne sont décidées que sur demande des flics et du parquet, accessoirement tous deux à la botte de l'exécutif... A la base, tout repose de façon unilatérale sur l'unique avis d'un simple OPJ qui n'est qu'un flic (...). Même le "contrôle" par le parquet (au bout de plusieurs heures) "est jugé lointain et insuffisant" (dixit Le Monde du 22 juillet 2010). Il suffit par exemple qu'une GAV soit décrétée de fin de journée (et c'est souvent le cas)... et le parquet ne sera saisi que 12 heures plus tard (NDLR : un substitut au procureur est d'une espèce diurne... qui dort la nuit).

Résultat : il faut que la GAV "à la française" soit interpelée devant le Conseil Constitutionnel par des avocats jugés "frondeurs" et venus d'un peu partout en France (question prioritaire de constitutionnalité du 20/7) pour que le débat revienne sur la table... C'est un débat auquel on avait vaguement eu droit durant une semaine en 2010, et qui avait été allègrement enterré au lendemain de la déculottée électorale de la droite sarkoziste aux dernières Régionales... En réalité cette saisine du Conseil Constitutionnel conduit à remettre tout bonnement en cause la légalité même des GAV à la "française". Excusez du peu (...).


Accessoirement, je suis super fier pour la mère de mon fils qu’elle ait joué à ce jeu-là et qu'elle se soit ainsi abaissée jusqu'à faire un véritable cratère (en tant que napolitaine et vésuvienne, les cratères... ça la connait !). Il est vrai que les records sont faits pour être battus (...)



En sortant de là, suis au 3 Quai de l'Horloge, le long de la Seine, face à joli bâtiment où est inscrit : « Cour de Cassation ». Sur le fronton d’un autre bâtiment, pas bien loin, est inscrits une devise bien connue et plutôt cocasse : « Liberté, Egalité, Fraternité ». La chôôôôse est assez plaisante (...)

Je songe au rapport Amnesty International 2010 que j‘ai brièvement parcouru sur le web, aux différents critères pour lesquels la France est épinglée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (violences policières, nombre de gardes à vue, conditions et caractère souvent arbitraire de ces GAV, etc.), et même (la double honte) aux griefs pour lesquels la France est épinglée par le Comité contre la torture de l'ONU...

Il est 15h30. Je suis carbonisé et complètement déshydraté. Plusieurs SMS et messages d’une amie qui s’est rendue au commissariat du 14-ième arrondissement samedi matin, pour prendre de mes nouvelles et des nouvelles de ma santé. En dépit du fait qu’elle soit quelqu’un de très affable et de très courtois, elle a été éconduite et pour ainsi dire traitée comme une m….

On apprend ce 16/7 que "l'entourage" Betencourt est en GAV. On serait curieux de savoir dans quelles conditions et dans quel type de cellule cet échantillon du grattin de la magouille politico-financière est en "GAV"... Nul doute qu'il ne s'agit pas de cellules du type de celle dont écoppe le gardé à vue lamba (ici 35 degrés, sans ventilation, sans aération, avec les effluves de pisse - quand ce ne sont pas celles de vomi et de caca...).

Dans l’immédiat, j’ai des choses matérielles urgentes à régler (logement et mon état de santé). Mais je ne compte pas en rester là. Dans l’état où j’étais déjà, cette histoire pitoyable m’a quand même pas mal détruit, moralement et surtout physiquement. Même si c’est pour le principe et même si saisir l’IGS n’a pour ainsi dire aucune chance d’aboutir dans cette France pompeusement qualifiée de « Patrie des Droits de l’Homme », je compte bien me faire conseiller pour voir quels sont les recours possibles. Et diffuser la chose le plus largement possible.

Du reste : chacun peut faire circuler ce lien, merci.
Olive M






LES CONSEQUENCES DE CET EPISODE "Xxxxxx / forces de l'ordre"
AU PLAN DE MON ETAT PHYSIQUE ET DE MA SANTE

Ma situation n'était déjà pas bien brillante avant ces événements consternants du 2/7. Mais là c'est encore pire, il fallait s'y attendre.

Dix jours plus tard, je porte toujours les stigmates de ce triste épisode, ainsi que ceux de la semaine infernale durant laquelle j'ai du cavaler dans Paris, comme un bourricot, en béquilles, pour me dégoter un logement dans l'urgence. D'autant que dans le même temps, je n'ai évidemment plus suivi mon progrmme de soins médicaux Invalides, bien entendu (...)

Du coup, après discussion avec le staf médical en question (I.N.I) ce 13/7, tout mon programme médical de réadaptation et de réédication est chamboulé. Je suis prié de ne plus faire que de la kiné antalgique, de la balnéothérapie passive et antalgique, etc.. là où je commençais à "envoyer du gros". Car la colonne et les articulations de la hanche ont trinqué. Il faut donc à présent les épargner et alléger leurs contraintes (sic). Cela vaut pour le bassin, pour la hanche et bien entendu pour le dos.

Au final, j'ai régressé et je pense avoir perdu un mois au bas pied. Je commence donc à me demander si je pourrai recommencer à bosser à mi-temps thérapeutique début septembre, comme prévu (...). Sachant que plus ça dure, moins mon employeur et ma mutuelle me paient, bien entendu. Les toubibs des Invalides comptaient me lâcher fin aout, pour de simples séances de kinée en libéral. Ils prévoient déjà que je rempile pour tout le mois de septembre à l'I.N.I.

Dernier détail : cette situation m'amène par la force des choses à conduire en voiture, plus tôt que prévu et prématurément. Il faut savoir qu'avec des béquilles dans la voiture, je suis hors-piste et verbalisable. Idem si je cartonne : un coup à s'attirer de grosses grosses "bricoles"...
Dixit le personnel soignant des Invalides, qui en connait un rayon : c'est (aussi) leur travail de savoir ça, puisqu'ils gèrent une cellule Auto-Ecole pour handicapés (...).




CONCLUSION (perso) DU MOMENT concernant madame Xxxxxx 
(faute de mieux, car c'est un peu "faible")


==> on applaudit très fort madame Xxxxxx pour sa débilité profonde, pour son cynisme flicouillard assez "facile" (vive le titre de propriété immobilière payé par Papa !), inutile et bien vicelard, et pour son sens du mot "courage". On la complimente hautement pour ses crises épisodiques d'hystérie schyzophrénique qui, sur des coups comme celui-là, la mènent clairement à une forme de sadisme maniaque pure et dure...
A tout prendre, on préfère de très loin être dans sa propre situation du moment (même si l'on n'est pas mal dans la mouise) qu'être dans sa situation à elle - on entend par là au plan "moral" et du Principe, plan sur lequel elle a vraiment son (gros) nez bien merdeux dans du caca bien merdeux (...)


Quand on a eu à faire à un sketche policier de cet acabit, on repense à Léo, quand il chantait par exemple ça ====>
http://www.youtube.com/watch?v=69q_vfXyk3I

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Olive M